03 mai 2018

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Un dimanche pluvieux. Le ciel est gris et le temps encore frisquet. Votre moral n’est pas au plus haut. J’ai le remède qu’il vous faut : Madame Pylinska et le secret de Chopin d’Éric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel, 2018), court récit qui se lit en un peu plus d’une heure et qui, comme le titre l’indique, met à l’honneur le compositeur polonais.

Même si le roman est écrit au « je », à moins d’être un proche d’Éric-Emmanuel Schmitt, il est difficile de départir le vrai du faux dans cette histoire. Peu importe ! On sent l’amour de l’auteur pour la musique, particulièrement pour certains compositeurs. Il possède indéniablement le vocabulaire pour parler partitions, harmoniques, livrets et que sais-je encore.

Le jour de son anniversaire, alors qu’Éric-Emmanuel fête ses neuf ans, sa tante Aimée Buffavand s’installe au Schiedmayer pour y jouer Chopin. Enthousiasmé par ce qu’il vient d’entendre, il souhaite ardemment suivre des cours de piano. Ses parents obtempèrent à ses désirs.

De Lyon dans ses jeunes années, Éric-Emmanuel monte à Paris à 20 ans où, admis à l’École normale supérieure, il étudie la philosophie rue d’Ulm. Comme tous les jeunes de son âge, il profite de la vie, mais Chopin continue de le hanter. Il se cherche un professeur qui pourra combler son besoin, ses carences.

Celle qui lui est recommandée se nomme madame Pylinska. Polonaise dans la cinquantaine qui demeure dans le XIIIe arrondissement, cette célibataire vit en compagnie de ses trois chats. Elle veut bien sûr connaître les intentions d’Éric-Emmanuel, savoir pourquoi il réclame des leçons. Il lui dira simplement : « J’ai appris le piano pour interpréter Chopin et je n’y arrive pas. » Elle accepte de le prendre comme élève, ils se verront donc le samedi en matinée. De la technique au programme, mais pas seulement, car ils jaseront aussi de George Sand, Liszt, Bach, Mozart, Schubert et quelques autres.

Éric-Emmanuel ira de surprises en étonnements, et nous aussi, car la manière d’enseigner la musique de madame Pylinska est assez particulière, et possiblement unique. Malgré quelques désaccords et divergences, une belle complicité les unira, jusqu’à ce que…

Il a cessé de pleuvoir. Vous déposez le livre et sans crier au chef-d’œuvre, vous venez de passer un agréable moment de lecture et surtout vous savez maintenant quel est ce fameux « secret de Chopin ».


Lundi dernier, je recevais Marie Brassard, venue nous parler de la pièce La Vie utile d’Evelyne de la Chenelière, présentée à l’Espace Go jusqu’au 19 mai 2018, puis du 28 mai au 1er juin dans le cadre du Festival TransAmériques.



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Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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