22 mar 2018

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

De Jean-Philippe Blondel, j’avais lu en 2015 le très beau roman Un hiver à Paris. Quand j’ai su que La Mise à nu (Buchet/Chastel, 2018) était disponible, j’ai voulu m’imprégner à nouveau de son univers intimiste et nostalgique.

Le narrateur, Louis Claret est, comme Blondel, professeur d’anglais depuis plus de 35 ans. Âgé de 58 ans, à quelques années de sa retraite, il ne fait pas grand-chose de son quotidien, encore moins depuis sa séparation. Anne, son ex, la mère de ses deux filles avec qui il est resté en bons termes, a refait sa vie avec un autre homme.

La Mise à nu commence dans une galerie d’art qui a pignon sur rue dans une petite ville de province où demeure Louis Claret. Après quelques hésitations, il se décide enfin à aller au vernissage de l’exposition des oeuvres d’Alexandre Laudin, un de ses anciens étudiants, peintre qui a fait son bout de chemin depuis 20 ans et qui, depuis, connaît un beau succès.

Durant la soirée, Louis et Alexandre se sont parlé quelques minutes, puis silence radio durant quatre semaines, jusqu’au jour où Alexandre fait à son ex-professeur une proposition assez inattendue : accepterait-il d’être son modèle pour un triptyque qu’il désire réaliser ? Je ne peux en dire plus sans gâcher votre plaisir de lecture…

Des notes écrites sur un cahier que vient de s’acheter le narrateur sont intercalées entre les chapitres, occasion pour Louis de revenir sur certains événements de sa vie, de parler de ses amis et de quelques-uns de ses voyages : Vienne à 20 ans avec celle qui allait devenir sa femme ; l’Écosse à 25 ans avec son copain Arnaud ou encore ce périple à Londres dans les années 80.

Ce roman, d’un style sobre, se déroule sur un peu moins de deux ans. On y parle des rêves brisés, des amitiés perdues et des amours qui n’ont pas résisté à l’épreuve du temps. Mais parfois un projet stimulant ravive une flamme qu’on croyait éteinte et fait qu’on entrevoit l’avenir avec un peu plus d’optimisme.


Le lundi 26 mars, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec la metteure en scène Catherine Vidal, qui nous parlera de la pièce L’Idiot d’Étienne Lepage d’après le roman de Fiodor Dostoïevski, présentée au Théâtre du Nouveau Monde jusqu’au 17 avril.

Lundi dernier, je recevais l’auteure et comédienne Marie-Claude St-Laurent, venue nous parler de la pièce Chienne(s) – coécrite avec Marie-Ève Milot –, présentée à la salle Jean-Claude Germain du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui jusqu’au 7 avril.



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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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