08 mar 2018

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Intriguée par le titre du roman de Jean-Michel Guenassia, De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles (Albin Michel, 2017), j’ai eu le goût d’aller voir de quoi il en retournait. Livre parfait pour la relâche scolaire, sans prétention et fort sympathique. Il vous faudra, par contre, attendre jusqu’aux dernières 50 pages pour savoir ce que vient faire David Bowie dans cette histoire…

Première phrase : « Je suis lesbien, une espèce d’homme incertaine, non dénommée, pas commentée, peu évoquée. Et pas recommandable. Pour me caractériser, le même substantif revient comme un leitmotiv : ambigu. Certaines disent : équivoque. »

Celui qui vient de s’exprimer ainsi se prénomme Paul. Il n’a pas connu son père, mais a deux mères : Hélène Martineau, dite Léna, est sa mère biologique ; Estelle, dite Stella, est la compagne de Léna depuis les douze dernières années. Parfois on se demande qu’est-ce qui a bien pu attirer ces femmes que tout sépare.

Léna, 37 ans, avec son style à la garçonne, fume et boit douze bières brunes belges par jour. Elle a une trentaine de tatouages sur le corps et se déplace en Harley. Sa boutique de tatouages qui n’accepte que des femmes se trouve boulevard des Filles-du-Calvaire, à Paris.

Stella est tout son contraire. Malgré le fait qu’elle soit de huit ans son aînée, elle paraît plus jeune que Léna. Très belle, tellement que plusieurs la voyaient mannequin, elle a pourtant préféré devenir hôtesse de l’air. Ainsi, durant une quinzaine d’années, elle a pu voyager jusqu’à plus soif avant de réorienter sa carrière. Elle a alors suivi une formation pour devenir cuisinière et, depuis plusieurs années, a ouvert Le Petit Béret, restaurant situé au bord du canal Saint-Martin, où Paul joue du piano en dilettante. Ce qui distingue son établissement des autres, c’est qu’il n’accueille que la gente féminine. Peut-être est-ce là l’un des seuls points que Léna et Stella ont en commun !

Paul a 17 ans et un look androgyne qui plaît autant aux hommes qu’aux femmes. Il va au collège où il n’a qu’un seul ami, Alex, qui est son opposé : celui-ci est premier de classe, alors que Paul s’ennuie sur les bancs d’école, mais ils aiment tous les deux le cinéma. Sa professeure dit que Paul a l’oreille absolue. Elle voudrait qu’il s’inscrive au conservatoire de la municipalité, mais crise de nerf de Léna qui ne veut absolument pas que son fils fasse de la musique. On comprendra pourquoi aux trois quarts du livre.

Nous suivons ainsi sur 328 pages, Léna, Stella, Paul et leurs amis. Trajectoires imprévues pour les uns comportant son lot de déceptions mais de joies aussi, de frustrations et de réconciliations. Passant du Dingo, LA boîte parisienne lesbienne de Paris, à une crêperie, du Limousin à la Belgique, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer même si certaines situations sont un peu tirées par les cheveux.


Le lundi 12 mars, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec Sylvain Cordier, conservateur des arts décoratifs anciens au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) et commissaire de l’exposition Napoléon. Art et vie de cour au palais impérial, présentée au MBAM jusqu’au 6 mai 2018.

Lundi dernier, je recevais Hélène Samson, conservatrice de la collection Photographie du Musée McCord qui, à titre de commissaire, était venue nous parler de l’exposition Michel Campeau – Avant le numérique, présentée au Musée McCord jusqu’au 6 mai 2018.



Les Irrésistibles de Marie-Anne ont aussi leur page Facebook. Venez voir !

https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter

Pour laisser un commentaire

*