01 mar 2018

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

J’ai été prise de la première à la dernière page par Les Loyautés, le nouveau roman de Delphine de Vigan. L’auteure donne la parole en alternance à quatre protagonistes, mais le point d’ancrage reste la voix de Théo Lubin.

Théo a douze ans et demi. Enfant unique, il vit en garde partagée depuis la séparation de ses parents il y a six ans. Son père va de moins en moins bien psychologiquement, sa courbe est descendante depuis trois ans, au moment où il a perdu son emploi d’informaticien. La mère du garçon, qui est cadre dans un laboratoire pharmaceutique, ne veut plus entendre parler de son ex-mari.

Théo fréquente la même classe de cinquième B que Mathis Guillaume, son seul ami. Bon élève, Théo est un adolescent réservé derrière lequel se cache une bombe à retardement. La seule à percevoir que quelque chose ne tourne pas rond chez lui est sa professeure de biologie et de science, Hélène Destrée. Bientôt la quarantaine, sans enfant, Hélène a vécu auprès d’un père qui jouait à un jeu sadique : elle devait répondre à des questions de tout genre et si elle avait faux, elle était battue. Elle a le flair pour sentir quand un jeune est en détresse, même s’il ne laisse rien paraître.

De son côté, Cécile, la mère de Sofia et de Mathis, trouve que Théo n’est pas une bonne influence pour son fils. Elle parle de plus en plus souvent seule et surtout elle vient de découvrir par hasard que William, son mari depuis 20 ans, a une double identité.

Théo et Mathis ont trouvé une cache sous un escalier de leur lycée. C’est leur lieu de ralliement, là où ils peuvent s’enivrer à l’insu de tous. Mais combien de temps pourront-ils se réfugier ainsi sans se faire prendre ? Pourquoi boivent-ils ? Où prennent-ils l’argent pour payer leurs bouteilles de vodka ou de rhum ? Depuis quand agissent-ils ainsi ?

Les Loyautés (Jean-Claude Lattès, 2018) ne nous laissent aucun répit, à peine le temps de reprendre notre souffle, que déjà surgit un autre mensonge qui en entraînera un autre, puis un autre… Je vous dis, ce livre est une vraie spirale d’une très belle réussite !

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.


Le lundi 5 mars, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec Hélène Samson, conservatrice de la collection Photographie du Musée McCord qui, à titre de commissaire, nous parlera de l’exposition Michel Campeau – Avant le numérique, présentée au Musée McCord jusqu’au 6 mai 2018.

Lundi dernier, je recevais l’auteure et metteure en scène Stéphanie Jasmin, venue nous parler de sa pièce Les Marguerite(s), présentée à l’Espace Go jusqu’au 17 mars 2018.



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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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