01 fév 2018

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Que connaissons-nous du Groenland ? Qui peut, comme ça, sans trop réfléchir ni fouiller sur un site de recherche, nommer un auteur ou deux issus de cette île arctique ? Moi pas… jusqu’à ce que je lise Homo sapienne (éditions La Peuplade, 2014, 2017) de l’écrivaine contemporaine groenlandaise Niviaq Korneliussen. Un nom à retenir !

Homo sapienne est un livre inclassable et ancré dans son époque. Niviaq Korneliussen, qui avait 23 ans au moment de la publication de son roman, donne à tour de rôle la parole à cinq jeunes dans la vingtaine qui sont amis, amants ou amoureux.

Fia, Inuk, Arnaq, Ivik et Sara vivent à Nuuk, capitale du Groenland, et en périphérie. Ils sont en couple ou à la recherche de l’âme sœur. Certains préfèrent les femmes, d’autres les hommes, ou encore sont queer. Donc, cinq paroles qui s’entrecroisent et se répondent.

Vous allez me dire que le sujet n’est pas nouveau et vous auriez raison. Mais ce qui fait la force de ce roman, c’est son style – différent pour chacun des protagonistes –, l’énergie qui s’en dégage et la sincérité de la démarche littéraire.

À lire, en début de volume, la note de la traductrice : « Chacune des cinq parties du livre porte le titre d’une chanson, suivi du nom du personnage. L’auteure joue sur les noms des personnages, qui ont un double sens en groenlandais. » Détail important, vous le comprendrez à la lecture d’Homo sapienne.

Roman sur la quête d’identité, sur la dépendance à l’alcool et aux drogues, sur la peur d’être abandonné, rejeté, le besoin de se sentir aimé, désiré…

Écrit en groenlandais et traduit par l’auteure en danois, ce livre est aussi parsemé de mots ou de phrases en anglais. Homo sapienne ne plaira peut-être pas à toutes et à tous mais, pour son originalité et sa plume, ça vaut la peine qu’on s’y attarde. Aucun regret. Au fond, si, un tout petit : les deux dernières pages trop « happy end » à mon goût ! C’est un détail…

Belle découverte, auteure dont je vais suivre le parcours sans aucune hésitation !


Le lundi 5 février, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec la comédienne Sylvie Drapeau, qui nous parlera de la pièce L’Homme éléphant de Bernard Pomerance, présentée au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 3 mars 2018, mais également de son récit L’Enfer, qui vient de paraître chez Leméac.

Lundi dernier, je recevais le comédien Guillaume Cyr, venu nous parler de la pièce La Meute de Catherine-Anne Toupin, présentée à La Licorne jusqu’au 17 février 2018 et, en reprise, du 7 au 16 juin et du 21 août au 1er septembre.



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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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