05 oct 2017

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Connaissez-vous le peintre français Émile Friant né à Dieuze en 1863 et qui vécut à Nancy ? Moi pas. Mais c’était avant de lire Au revoir Monsieur Friant de Philippe Claudel, publié aux éditions Stock en 2016.

Ce livre, qu’on lit d’un souffle, est un long poème d’amour à la région de Lorraine, où est né Philippe Claudel, et à sa grand-mère éclusière. Ce roman est également un prétexte pour nous parler de l’artiste Émile Friant, qui connut la gloire dès sa jeune vingtaine, et de certains de ses tableaux tels Jeune Nancéienne dans un paysage de neige, Le Trimardeur, La Toussaint et Douleur.

Claudel revient aussi sur son enfance passée à Dombasle-sur-Meurthe. Il évoque ses errements lorsqu’il obtint une bourse d’études qui lui servit plutôt à boire qu’à étudier. Il nous raconte le lien qui l’unissait à sa grand-mère qu’il voyait souvent après les classes. Cette femme réservée et attachante, jamais nommée, était partie de chez elle à l’âge de 16 ans pour aller travailler comme bonne, en ville, avant de rencontrer en 1918 un serrurier qui deviendra son mari. Juste le temps de lui faire un enfant – le père de Philippe Claudel –, car il rendit l’âme lors de la Première Guerre mondiale.

Il faut attendre la dernière page pour comprendre ce qui relie la grand-mère de l’auteur à Émile Friant. Belle chute !

Philippe Claudel propose une courte notice biographique de Friant en fin de volume. Il n’en tient qu’à vous de commencer par là ou d’attendre d’avoir lu les 96 pages du roman pour en connaître un peu plus sur l’artiste.

Si vous avez aimez Au revoir Monsieur Friant, faites-vous plaisir et lisez le très beau Meuse l’oubli (1999). Philippe Claudel y dépeignait déjà, en quelques traits, sa grand-mère.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.


Lundi 9 octobre, jour de l’Action de grâce, Culture à la carte fait relâche. À la semaine prochaine !

Lundi dernier, je recevais Carmen Jolin, directrice artistique et générale du Groupe de la Veillée et du théâtre Prospero, venue nous parler de la pièce Je disparais d’Arne Lygre, mise en scène par Catherine Vidal, présentée au Prospero jusqu’au 21 octobre 2017, puis au Théâtre français du Centre national des Arts à Ottawa du 1er au 4 novembre.



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Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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