19 jan 2017

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Si vous avez lu et aimé comme moi, La Femme de nos vies (2013) de Didier van Cauwelaert, On dirait nous (Albin Michel, 2016) se situe dans un tout autre registre, malgré quelques thèmes chers à l’auteur. Ceci étant dit, ce récit est fort imaginatif et on y apprend plusieurs choses, à commencer par ces indigènes d’Amérique du Nord, les Tlingits, dont je n’avais jamais entendu parler. Il faut aussi accepter la proposition de l’auteur qui met de l’avant plusieurs personnages qui sortent de l’ordinaire.

Deux couples, deux générations différentes : Illan Frêne, orphelin de 30 ans, tente de percer comme « auto-entrepreneur en alarmes écoresponsables » en vendant des « systèmes de protection sans fil aux radiations pathogènes ». Depuis 13 mois, il est en couple avec une musicienne bretonne, Soline Kerdal. Soline ne joue pas sur n’importe quel violoncelle : un Goffriller, fabriqué en 1701 à Venise, prénommé Matteo. Son instrument lui est prêté pour un temps limité, mais elle a une option d’achat – il vaut plus d’un million d’euros.

À l’autre bout du spectre, Georges Nodier, 92 ans, habite depuis 50 ans la Butte à Paris avec sa femme Yoa, alias Joanna Curly, de trois ans sa cadette. Ce professeur émérite de linguistique à la Sorbonne a rencontré sa femme en Alaska dans des circonstances que je vous laisse découvrir.

Yoatlaandgwliss (Yoa en abrégé), tel est son nom de tribu, appartient à la culture tlingite. Depuis plusieurs années, cette joueuse de tam-tam est atteinte de la maladie de Charcot « qui s’attaque aux muscles et aux terminaisons nerveuses ». Aucune guérison possible. Les jours de Yoa sont comptés. Mais comme les Tlingits croient en la réincarnation et plus encore qu’« ils se préparent à revenir au monde, en choisissant leurs futurs parents », Georges va faire une proposition inusitée à Soline : remettre au monde Yoa en portant son enfant.

Voici pour la mise en contexte. Je ne vous dis rien de plus. N’ayez crainte, ceci n’est que la prémisse. Ces inséparables de la page couverture, sont à l’image du contenu de ce roman.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.


Je suis inculte dans le domaine de la technologie. Je n’ai pas de téléphone portable, intelligent ou tout autre bidule. En voyant la pièce Siri de Maxime Carbonneau et Laurence Dauphinais mardi soir, cela m’a fait comprendre bien des choses.

Siri est « l’assistante vocale personnelle intégrée de tous les iPhones » ; elle répond à certaines de nos demandes et multiplie les informations de toutes sortes. Comme elle enregistre et connaît plusieurs de nos données personnelles – en l’occurrence, ici, celles de la comédienne Laurence Dauphinais –, l’œil de Big Brother n’est jamais loin.

À part quelques longueurs, j’ai pris grand plaisir à voir cette pièce. Vous avez jusqu’au 4 février 2017 pour aller faire un tour du côté de la Salle Jean-Claude-Germain du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. Discussions garanties après la représentation !


Le lundi 23 janvier, à Radio VM (91,3 FM), de 17h45 à 18h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec le comédien Denis Bernard, qui nous parlera de la pièce Une mort accidentelle (ma dernière enquête) de François Archambault, présentée à La Licorne jusqu’au 25 février 2017.

Lundi dernier, je recevais l’auteur, metteur en scène et comédien Mani Soleymanlou, venu nous parler de sa pièce 8, présentée à la Cinquième Salle de la Place des Arts jusqu’au 28 janvier 2017, puis au Théâtre français du Centre national des Arts à Ottawa du 1er au 4 février.

Culture à la carte - 20160116 - M.-A. Poggi - Mani Soleymanlou

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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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