13 oct 2016

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Je suis sortie du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) sonnée, bousculée, émerveillée suite à ma visite de l’exposition Focus : perfection – Robert Mapplethorpe présentée jusqu’au 22 janvier 2017. Je m’explique ! Comme tout le monde, j’avais déjà vu des œuvres du photographe américain Robert Mapplethorpe (1946-1989). Mais découvrir dans un même lieu plus de 250 photographies, en majorité noir et blanc, ainsi qu’une quarantaine d’autres documents, c’est tout un choc visuel.
Organisée par le Los Angeles County Museum of Art (LACMA) et le J. Paul Getty Museum, en collaboration avec la Robert Mapplethorpe Foundation et le MBAM, cette exposition propose un panorama complet de la carrière de Robert Mapplethorpe, de la fin des années 60 jusqu’à son décès le 9 mars 1989, à l’âge de 42 ans.
Monsieur Mapplethorpe aurait voulu que son fils fasse du dessin publicitaire. Pour le jeune homme, il n’en était pas question. Robert Mapplethorpe quitte alors le nid familial et s’installe à New York.
Dans les années 70, Mapplethorpe commence à s’intéresser à la photographie en prenant des photos avec un polaroïd. Son premier modèle sera Patti Smith – son amoureuse, puis son amie –, mais de tous ses sujets, c’est Lisa Lyon, première femme championne de bodybuilding, qui aura été le plus photographiée par l’artiste.
Au fond, peu importe son sujet, Mapplethorpe était toujours à la recherche de la meilleure photo qu’il pouvait faire. Peut-être est-ce là la réponse au titre de l’exposition : Focus : perfection… Il était concentré (focus) sur ses modèles, les observait en studio, son lieu de travail, et ne laissait rien au hasard. Les résultats sont saisissants : ses photographies sont très géométriques, esthétiques, hypnotisantes. S’en dégage quelque chose d’unique, frôlant la perfection, comme si son travail dépassait celui de la photographie.
Un mot en terminant sur la scénographie signée Thomas Balaban Architecte (TBA), sous la direction de Nathalie Bondil et également sur le choix musical (qui va du Velvet Underground, en passant par Philip Glass, Marianne Faithfull, Patti Smith…) de Marie-Claude Sénécal, réalisatrice à ICI Musique. Une réussite sur toute la ligne qui fait ressortir encore davantage le talent de cet artiste, mort trop jeune du SIDA, peut-être l’un des plus grands photographes de noir et blanc du XXe siècle.
Seule escale au Canada, cette exposition ne laissera personne indifférent, pourrait bousculer la pudeur de certains, mais ralliera, sans aucun doute, les amoureux de beauté visuelle.

Le lundi 17 octobre, à Radio VM (91,3 FM), de 17h45 à 18h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec Maryse Warda qui adapte à la scène le roman de Grégoire Delacourt, La Liste de mes envies, pièce présentée au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 12 novembre 2016.

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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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