01 sept 2016

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

J’avais, comme plusieurs milliers d’entre vous, beaucoup aimé Au revoir là-haut (2013) de Pierre Lemaitre qui s’était vu décerner le prix Goncourt. J’avais donc très hâte de lire son dernier opus, Trois jours et une vie (Albin Michel, 2016). J’ai dévoré ce livre dont l’action débute à l’été 1999 à Beauval et se termine en 2015, avec un arrêt sur l’année 2011.
Il y a deux sortes de polars : ceux où l’on connaît dès le départ le coupable et ceux où il faut attendre la fin pour le savoir. Celui-ci appartient à la première catégorie.
Voici les premières lignes : « À la fin de décembre 1999 une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. » Beauval, comme le dit l’auteur, est « une ville où les enfants ressemblaient à leurs parents et attendaient de prendre leur place. »
Rémi Desmedt, 6 ans, est mort deux jours avant Noël, vers 14 heures, le jeudi 23 décembre 1999. Le coupable, dont on connaît l’identité dès le début, a 12 ans et se prénomme Antoine ; il habite seul depuis six avec Blanche Courtin, sa mère, qui travaille dans un magasin de charcuteries tenu par un polonais du nom d’Andréi Kowalski.
Pourtant rien ne disposait Antoine à commettre un tel geste. Bon élève qui venait de terminer son 1er trimestre de 6e, le jeune garçon n’avait pas un caractère impétueux, ne fréquentait pas de voyous, mais avait un œil sur sa camarade de classe Émilie Mouchotte, au même titre d’ailleurs que Théo Weiser, le fils du maire.
Nous suivons ces personnages et quelques autres sur une période de 16 ans. Bien sûr, une foule de questions nous viennent à l’esprit, créant une tension de plus en plus grande au fil de l’intrigue : pour quelle(s) raison(s) Antoine a-t-il donné un coup de bâton à la tempe droite de Rémi le tuant sur le coup ? Retrouvera-t-on le corps du jeune garçon et si oui, dans quelle condition ? Quelles seront alors les conséquences pour Antoine ? Quel genre de vie pourra-t-il avoir après ce drame ?
Ce qui est fabuleux avec Trois jours et une vie, c’est de vivre en même temps qu’Antoine ses doutes, ses remises en question, ses angoisses, ses remords. Et nous ? Qu’aurions-nous fait ? Comment aurions-nous réagi ?
Roman dont la tension est soutenue jusqu’à la toute fin et qui nous habite longtemps la dernière page tournée. Vous m’en donnerez des nouvelles !

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Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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