23 juin 2016

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Je ne sais pas qui, de l’équipe du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), a eu l’idée du titre Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque, mais il résume parfaitement son contenu. Encore une fois, nous avons beaucoup de chance d’accueillir cette exposition à Montréal jusqu’au 30 octobre, d’autant plus que quelques-unes des lithographies montrées le sont pour la première fois.
Gilles Genty, historien de l’art et commissaire invité, assure le commissariat de l’exposition avec Hilliard T. Goldfarb, conservateur senior des collections et conservateur des maîtres anciens au MBAM.
Qui n’a pas déjà entendu parler d’Henri de Toulouse-Lautrec ? Né à Albi en 1864 et mort en 1901 au château Malromé, Toulouse-Lautrec a touché autant à la lithographie qu’à la peinture, au dessin qu’à l’illustration. C’est un plaisir renouvelé de voir les affiches et estampes de cet artiste français qui nous dépeignent le Montmartre de la fin du XIXe, où il habitait par ailleurs. On y retrouve le chansonnier Aristide Bruant, la danseuse de cancan La Goulue, Jane Avril, l’une des danseuses les plus populaires du fameux Moulin Rouge ou encore Yvette Guilbert, chanteuse du café-concert montmartrois.
Le MBAM nous propose une centaine d’affiches et d’estampes – appartenant à un particulier qui n’a pas voulu être identifié – couvrant « l’ensemble de la production lithographique de l’artiste, de 1891 à 1900 ». L’exposition nous présente aussi quelques œuvres d’artistes tels Louis Anquetin avec, entre autres, L’Intérieur de chez Bruant : Le Mirliton (1886-1887), huile sur toile que nous avons l’opportunité de voir pour la toute première fois et Tournée du Chat Noir (1896), lithographie en couleurs sur vélin de Théophile Alexandre Steinlen.
Jamais marié, buveur et atteint de syphilis, Toulouse-Lautrec, parti beaucoup trop jeune, laisse aux générations futures une œuvre impressionnante et indémodable, offrant une palette de coloris chatoyants.
Une mention spéciale à Sandra Gagné, architecte et chef de la Production des expositions au MBAM, qui signe une très belle mise en place.
Grâce à cette exposition, qui comporte également quelques dessins et photos, nous faisons une incursion dans le Paris de la Belle Époque, à travers ses cabarets, sa vie nocturne, ses bals, mais aussi ses prostituées. Quelques surprises – dont certaines en musique –, mais pour les découvrir, il faudra vous rendre au MBAM. Bonne visite !
L’exposition poursuivra sa route à la Phillips Collection de Washington à partir de février 2017.

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Voici la première partie de l’entrevue que nous accordait Laura Vigo, commissaire de l’exposition Pompeii, dans le cadre d’une rencontre qui s’est tenue à la bibliothèque Robert-Bourassa à Outremont. La suite, la semaine prochaine !

Irrésistibles 20160623

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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