16 juin 2016

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Un grand merci à toutes celles et ceux qui sont venu(e)s la semaine dernière en grand nombre à la bibliothèque Robert-Bourassa entendre Laura Vigo, commissaire de l’exposition Pompeii. Intellectuelle passionnée, dynamique et communicatrice, Laura Vigo a su nous transmettre durant cette rencontre son amour de l’art, de l’archéologie et de tout ce qui entoure Pompéi.
Si ce n’est déjà fait, vous avez jusqu’au 5 septembre pour vous rendre au Musée des beaux-arts de Montréal voir cette exposition, un incontournable.

La Tête haute d’Emmanuelle Bercot qui avait ouvert le 68e Festival de Cannes l’an dernier vient de prendre l’affiche au Québec. Le jury avait alors attribué à Benoît Magimel le César du meilleur acteur dans un second rôle et à Rod Paradot, le César du meilleur espoir masculin – prix tout à fait mérités. Personnellement, j’aurais accordé une mention spéciale à Catherine Deneuve, très juste dans son rôle de Florence Blaque.
Juge à la Cour juvénile, Florence s’occupera, durant une dizaine d’années, du « cas » du jeune Malony. Orphelin de père, on suit Malony de l’âge de sept ans à sa majorité. Ce garçon est une marmite en ébullition : il s’emporte facilement, n’arrive pas à contenir sa colère et devient de plus en plus agressif. Séverine, sa mère (Sara Forestier), assez infantile malgré ses 26 ans, n’en peut plus du comportement de son plus vieux et décide de le laisser entre les mains de Florence Blaque. Cette dernière tente par tous les moyens de le « récupérer », mais n’y arrive que partiellement. À son tour, elle confie Malony à Yann (Benoît Magimel), un éducateur qui a pas mal de kilométrage au compteur. Qui de mieux qu’un ex-délinquant pour en aider un autre ? Yann comprend le langage et le comportement de ces jeunes qui manquent de points de repère ayant lui-même été pris en charge à une certaine époque de sa vie.
Catherine Deneuve ne cesse de m’impressionner au fil de ses rôles de plus en plus variés et étoffés ; Benoît Magimel est toujours aussi juste, mais la palme revient au jeune Rod Paradot, une révélation, qui, avec La Tête haute, fait ses débuts au cinéma. D’autant plus remarquable ! Criant de vérité dans son rôle d’écorché vif, on ne souhaite qu’une chose : que la vie lui donne une chance et que son personnage de Malony trouve enfin un certain répit.
Malgré la souffrance humaine, il arrive parfois que, grâce à l’entraide, le soutien et la compassion, la vie soit plus forte que tout. À voir !

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Cette semaine, écoutez mon coup de cœur pour l’exposition Le Retour à l’Antique : de la Renaissance au néoclassicisme en France et en Italie, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 26 juin 2016.

Irrésistibles 20160616

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter

Pour laisser un commentaire

*