26 mai 2016

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Plus de vingt ans séparent le roman Maman, last call écrit par l’auteure-journaliste Nathalie Petrowski d’Un été à No Damn Good (éditions du Boréal). Sincèrement, je ne m’attendais pas à grand-chose. Erreur ! Mea culpa ! J’ai pris grand plaisir à lire cet opus qui se passe à l’été 1971 dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce (NDG), plus précisément rue Marcil.

Il y a des étés plus marquants que d’autres. Pour Nora P., la narratrice, l’été sur lequel elle s’attarde est celui de ses 14 ans, qui fut riche en émotions de toutes sortes. Née en France, Nora P. y a vécu les cinq premières années de sa vie ; non pas auprès de ses parents, trop occupés à venir explorer le Canada en prévision de s’y installer, mais élevée par ses grands-parents. Puis, arrêt à Ottawa durant quelques années avant d’aboutir à Montréal.

Lorsque débute le récit, qui se lit rapidement et que l’on ne veut pas lâcher, Nora P., son petit frère et ses parents ont déménagé au Québec depuis un an. Son père travaille à l’Office national du film et sa mère est journaliste. Ils ne s’entendent plus très bien.

Nora P. fréquente la famille Chevrier, ses voisins d’en face. Élise est sa meilleure amie ; la sœur aînée de cette dernière, Marie-T. manifeste pour plusieurs causes dont celle du Front de libération des femmes (FLF) et Jeannot, leur frère, de qui Nora P. est secrètement amoureuse a, lui, plutôt « deux amours dans sa vie : la révolution et sa guitare ».

L’été de 1971 commence par l’annonce du décès de Jim Morrison, chanteur du groupe des Doors et surtout l’idole de notre narratrice, et se termine, comme il a commencé, par une autre mort tragique. Rien de triste ni de lourd, ne vous inquiétez pas. Bien au contraire ! Ce roman transpire l’insouciance et la fougue de l’adolescence, alors que l’on croit tout possible. Les sorties à la piscine Kensington succèdent aux soirées pyjamas, mais il y aura aussi la crise d’Octobre, le Front de libération du Québec (FLQ), l’assassinat du ministre Pierre Laporte…

Indéniablement, ce livre sera porté à l’écran ! Tous les ingrédients sont là pour intéresser les gens du milieu cinématographique. Personnellement, je verrais bien Un été à No Damn Good sur l’une de nos scènes montréalaises. À suivre ! En attendant, plongez dans ce roman, idéal pour l’été, de préférence au bord d’une piscine, allongé sur une chaise longue, un verre de rosé d’une main et le livre de l’autre. Vous m’en redonnerez des nouvelles !

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Cette semaine, écoutez mon coup de cœur pour l’exposition Pompeii, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 5 septembre.

Irrésistibles 20160526

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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