22 oct 2015

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Une rentrée littéraire sans un livre d’Amélie Nothomb, nous nous inquiéterions sérieusement. Rassurez-vous ! 2015 ne fait pas exception. Deux petites heures suffisent pour lire Le Crime du comte Neville (Albin Michel), un conte qui, derrière ses fantaisies, cache plusieurs réflexions.
De quoi s’agit-il ? Le 4 octobre 2014 sera la dernière fois qu’Henri Neville organisera à son château du Pluvier, dans les Ardennes belges, sa « fameuse garden-party annuelle ». Pourquoi ? Parce que la famille est ruinée et n’a plus d’argent pour entretenir le lieu. Il faut donc vendre.
Le comte Neville, après avoir dirigé durant 42 ans le plus prestigieux cercle de golf de Belgique, est, à la retraite, un homme comblé : il y a épousé, il y a 24 ans, une femme d’une grande beauté, Alexandra, sa cadette de 20 ans, la mère de ses trois enfants : Oreste, Électre et Sérieuse.
Cette dernière, la plus jeune, a fait dernièrement une fugue. Sa première en dix-sept ans. Sérieuse a été retrouvée en pleine nuit dans la forêt, à moitié frigorifiée, par Rosalba Protenduère qui l’a accueillie chez elle. Quand Henri Neville est venu récupérer sa fille, la voyante Rosalba lui a prédit qu’il tuerait « un de ses invités lors de la dernière réception donnée au château. » Que faire ? Et ce n’est que le début du conte. Connaissant l’imagination d’Amélie Nothomb vous ne pourrez deviner la suite…
Lecture terminée, je me suis demandé si, finalement, cette vie de château était enviable et même souhaitable ? D’autant, que tout jeune, Henri avait demandé à son père : « Papa, être noble, qu’est-ce que ça veut dire ? » Et son père de répondre : « Être noble, mon fils, cela ne signifie pas qu’on a plus de droits que les autres. Cela signifie qu’on a beaucoup plus de devoirs. »
Ah oui, en terminant… Cet été, Amélie Nothomb a été anoblie par le roi Philippe de Belgique. Donc, la prochaine fois que vous la croiserez, il faudra lui donner du titre de baronne.

Ce samedi 24 octobre, à Radio VM (91,3 FM), dans le cadre de l’émission Entracte, je m’entretiendrai avec Jacques Des Rochers, conservateur de l’art québécois et canadien (d’avant 1945) au MBAM et co-commissaire de l’exposition La Couleur du jazz – Une modernité des années 1920 : Montréal, le Groupe de Beaver Hall, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 31 janvier 2016.

Première diffusion : le samedi de 12h30 à 13h, en reprise le jeudi suivant, de 17h à 17h30.

Je vous rappelle qu’il est aussi possible d’écouter Entracte en direct à partir du site web de Radio VM

Samedi dernier, je recevais Marc H. Choko, professeur émérite, École de design de l’UQAM, et commissaire de l’exposition Montréal dans l’œil de Vittorio : 50 ans de vie urbaine et de création graphique, présentée au Musée McCord jusqu’au 10 avril 2016.

ENTRACTE - 20151017 - M Poggi - Marc H. Choko

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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