27 août 2015

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

C’était la première fois que je lisais une œuvre de l’auteure mauricienne Nathacha Appanah : une très belle découverte, une écrivaine à suivre. En attendant demain (Gallimard, 2015), son cinquième titre, est un roman intrigant, envoûtant, qui nous tient en haleine du début à la fin.
En trois parties, le récit commence par la fin. Après quelques pages, cependant, nous savons ce qui est arrivé aux protagonistes, mais il nous manque le pourquoi et le comment.
Comme il y a plusieurs rebondissements dans cette histoire qui se déroule sur vingt ans, je ne peux que vous donner le point de départ :
Au moment de leur rencontre, un soir du Nouvel An, Anita et Adam, 24 ans, vivent une vie ordinaire, chacun en solitaire. Adam, étudiant français, termine ses études en architecture à Paris. Il peint aussi, mais n’a pas encore trouvé le sujet qui le ferait passer de « peintre du dimanche » à un artiste considéré.
Anita, Mauricienne de naissance, habite en France depuis cinq ans. Elle désire écrire, mais n’a pas encore trouvé la bonne histoire à raconter. En attendant, elle publie des poèmes dans une revue littéraire.
Adam et Anita prennent un appartement ensemble ; après cinq ans de vie commune, Adam souhaite retourner vivre dans sa région d’enfance. Anita le suit et, à 30 ans, accouche d’une fille, Laura.
Adèle, née à la fin des années 60 à Port-Louis, à l’île Maurice, s’est installée en France depuis quelques années. Cette belle grande femme noire à la tête rasée ne laisse personne indifférent. Sans papiers, Adèle, qui cumule deux emplois, demande toujours qu’on la paye comptant ; du lundi au vendredi, elle travaille comme femme à tout faire dans une famille et du vendredi au dimanche, elle est barmaid au bar Tropical. C’est là qu’elle fera la connaissance d’Anita.
Aujourd’hui, à 12 h 15, quatre ans, cinq mois et treize jours après son incarcération, Adam sort de prison. Que s’est-il passé ? Qu’est-il arrivé à Laura, à Anita et à Adèle ?
Nathacha Appanah déconstruit cette histoire pour nous faire comprendre certains mécanismes de l’être humain. Elle ne juge pas, ne condamne pas, mais plusieurs questions éthiques peuvent être débattues. Jusqu’où peut-on « voler » la vie de quelqu’un, sans que l’autre ne le sache, et à ses propres fin ? Où mènent la jalousie, l’envie, les mensonges, la méchanceté, l’égoïsme, les rêves inassouvis, les fantasmes refoulés ? Comment sont perçus les immigrants par les natifs dans certains pays ? Une fois la lecture du roman terminée, vous n’aurez qu’une envie : lire le reste de l’œuvre de l’auteure.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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