13 août 2015

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

La Femme d’En Haut (Gallimard, 2013, 2014) est le premier roman de Claire Messud que je lisais, mais sûrement pas le dernier. Cette auteure américaine qui a vécu dans sa jeunesse quatre ans à Toronto – sa mère est canadienne-anglaise et son père, français –, nous propose une histoire dans laquelle Nora Eldridge, la narratrice trentenaire, célibataire, sans enfants, ne sortira pas indemne. Pourtant, Nora est une bonne personne, toujours prête à venir en aide à l’un et à l’autre.
L’action, qui se déroule sur une période d’environ quatre ans, débute en 2005 alors que Nora, institutrice à l’école Appleton de Cambridge, dans le Massachusetts, reçoit, dans sa classe de cours élémentaire, un nouvel étudiant de huit ans : Reza Shahid. Rapidement, elle fera connaissance des parents du jeune garçon parisien : Sirena, la mère, une artiste italienne qui crée des installations, et le père, Skandar, originaire de Beyrouth, qui vient de recevoir une bourse de l’université pour écrire « son livre sur l’éthique et l’histoire ». La famille Shahid passera donc une année aux États-Unis.
Nora se rapprochera, pour des raisons différentes et à divers degrés, des membres de cette famille et cet état de fait ne sera pas sans conséquences pour cette femme généreuse de son temps, artiste à ses heures, prenant soin de son père malade et qui, le temps d’une année scolaire, y laissera un peu d’elle-même.
Dès la première page de ce roman qui en comporte 373, on sent que la colère qui habite Nora sommeille en elle, mais pour combien de temps encore…
À part quelques petites longueurs par ci par là, ce roman très bien traduit par France Camus-Pichon, aborde plusieurs sujets : l’éthique, l’art, l’amour, l’amitié, la famille, le rêve, l’espoir, la désillusion et combien d’autres choses encore que je vous laisse découvrir.
Le point de vue qui nous est donné est celui de Nora. Quelle perception aurions-nous eu de cette même histoire par la lorgnette de Sirena, de Skandar ou encore de Reza ? À lire sans hésitation !

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter

Pour laisser un commentaire

*