23 juil 2015

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Avec Histoire d’Irène/Storia di Irene (2013, 2015), Erri De Luca nous donne à lire trois récits qu’il faut déguster comme un bon vin, à petites gorgées pour en savourer tous les arômes.
Je suis toujours aussi admirative de l’œuvre de cet auteur qui, avec ses phrases courtes, va droit au but tout en laissant affleurer les émotions ; tout est dit de manière si juste et en si peu de mots.
L’eau est le point d’ancrage ou de finalité de chacun des récits qui sont toutefois indépendants les uns des autres.
« L’Histoire d’Irène » met en scène une jeune orpheline de 14 ans sur le point d’accoucher. Nous découvrirons, grâce au narrateur-auteur, qui est cette Irène qui nage la nuit, en toute saison, et que les villageois de cette petite île grecque ont rejetée depuis qu’on la sait enceinte. Qu’adviendra-t-il de cette femme ?
Un beau conte qui m’a permis d’en apprendre un peu plus sur les dauphins.
« Le ciel dans une étable » se déroule à l’été 1943, alors que le sous-lieutenant des chasseurs Aldo De Luca, le père de l’auteur, vient d’apprendre que sa maison a été bombardée et qu’il n’en reste presque plus rien. Profitant d’une permission, il fuit Naples et se rend à Sorrente avec quelques amis ; ils se cachent dans une ferme. Une sixième personne viendra se joindre à eux et…
« Une chose très stupide », mon récit préféré, nous présente un homme de 81 ans, mal en point, qui habite chez son fils, sa belle-fille et son petit-fils. Nous sommes en plein mois de février, la tramontane souffle sur la région, et notre vieil homme est pris de diarrhées. Il est un poids pour sa famille, une bouche de plus à nourrir, il se sent de trop dans cette maison. Triste, jusqu’au jour où…
Il y a des moments de grâce dans ces trois histoires, des phrases à retranscrire pour les relire à l’occasion. Erri De Luca est un grand écrivain, un homme à la plume sensible, intelligente, poétique, avec des pointes de tendresse et de tristesse aussi.
Comme le dit le narrateur du premier récit : « Je recueille des histoires, je ne les invente pas. » À nous maintenant d’y plonger.

Je vous souhaite une très belle fin de semaine et à vendredi prochain,


Marie-Anne



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