25 juin 2015

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Philippe Besson, avec Vivre vite (Julliard, 2014), donne la parole à une trentaine de personnes qui ont côtoyé James Dean et tente ainsi de cerner un peu mieux le mystère qui entoure ce comédien mort le 30 septembre 1955 en Californie.
Le récit s’ouvre sur les propos de sa mère, Mildred Dean, morte d’un cancer de l’utérus alors que James n’avait que neuf ans. Elle parle de sa rencontre avec Winton, le père de James, prothésiste dentaire, de leur mariage en 1930 et de la naissance de leur fils le 8 février 1931 à Marion, ville ouvrière de l’Indiana. Vient ensuite le témoignage d’Ortense Winslow, la tante paternelle de Jimmy, qui s’est occupé de lui après le décès de Mildred. La parole sera aussi donnée à des comédiens avec qui James Dean a travaillé – Natalie Wood, Elizabeth Taylor, Rock Hudson –, à des réalisateurs, à des professeurs, à certains de ses amants ou de ses maîtresses.
Peut-on vraiment connaître cet être au charme fou ? Ne restera-t-il pas une énigme pour plusieurs, lui qui aimait brouiller les pistes ? Après avoir tiré le diable par la queue, James Dean réussit à se faire engager pour tourner des commerciaux ; il touche ensuite à la radio, joue dans des séries télévisées, est accepté à l’Actors Studio, avant de faire du théâtre et du cinéma.
Une chose est certaine : James Dean était un électron libre, sensible, timide, fragile, désinvolte, mais aussi impatient – il voulait tout, tout de suite –, orgueilleux et insomniaque. Il buvait beaucoup et conduisait vite ; il aurait déjà dit que s’il n’était pas devenu acteur, il aurait été pilote de course.
Mourir d’un accident de voiture à 24 ans peut paraître injuste, mais James Dean a vécu plusieurs vies en une, à toute vitesse, comme si le temps lui avait été compté.

La semaine prochaine, je vous parle de ma visite inoubliable au Musée d’art contemporain qui présente durant tout l’été Flux, exposition bilan des quinze dernières années de production de l’artiste montréalais David Altmejd.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Je vous souhaite une très belle fin de semaine et à vendredi prochain,


Marie-Anne



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