28 mai 2015

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous tous et à vous toutes,

En publiant La Route de Beit Zera (Stock, 2015), Hubert Mingarelli nous offre un roman d’un style épuré et d’une émotion soutenue.
D’une tristesse infinie – vous dire les larmes j’ai versées – et d’une grande sensibilité, écrit avec tendresse et respect pour son sujet, j’ai été conquise dès les premières lignes : « Sous le lac de Tibériade, près de Beit Zera, il y avait une maison, et dans cette maison vivaient un homme et une chienne. L’homme s’appelait Stépan Kolirin. La chienne n’avait pas de nom et elle était si vieille qu’elle n’avait plus la force de se dresser sur ses pattes. »
Mingarelli nous laisse découvrir au fil de ces 157 pages l’amour inconditionnel de ce père vieillissant pour Yankel, son unique enfant, de qui il doit se séparer pour des raisons que je ne dévoilerai pas ici. Pour se rapprocher de lui, il écrit à son fils qui a dû prendre le large, direction l’île du Nord – une partie de la Nouvelle-Zélande –.
Quelques autres personnages singuliers auront un rôle à jouer dans ce récit : Eran Samuelson et Stépan se connaissent depuis longtemps, en fait depuis qu’ils ont passé deux ans dans l’armée. Eran le dépannera à quelques occasions, lui trouvant même un nouveau travail. Amghar, un Arabe qui habite à Beit Zera, se retrouve un jour à la lisière de la forêt où habite Stépan ; régulièrement il fera une heure de marche pour venir s’occuper de la chienne. Hassan Gabai, mécanicien à la fabrique de ciment, verra sa vie basculer d’une drôle de manière.
L’action qui se déroule pendant une quinzaine d’années, non loin de la frontière israélo-palestinienne, nous fait ressentir du début à la fin une tension, pas celle que l’on retrouve dans les romans policiers, mais dans certains gestes que l’on doit parfois poser pour survivre.
Livre sur l’amitié, le lien paternel, l’entraide, l’attente, l’espoir, la solitude, le silence, l’amour d’un homme pour son chien. Tout y est…
Que vous soyez comme moi une inconditionnelle de l’œuvre de Mingarelli ou non, ce roman ne peut laisser indifférent ; il ouvre notre esprit à la réflexion et notre cœur à la compassion.

Le samedi 30 mai, à Radio VM (91,3 FM), dans le cadre de l’émission Entracte, je reçois la peintre Marion Wagschal, qui vient nous parler de son exposition Marion Wagschal : portraits, souvenirs, fables, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 9 août 2015.

Première diffusion : le samedi de 12h30 à 13h, en reprise le jeudi suivant, de 17h à 17h30.

Je vous rappelle qu’il est aussi possible d’écouter Entracte en direct à partir du site web de Radio VM

Samedi dernier, je recevais Samuel Montiège, docteur en histoire de l’art de l’Université de Montréal et commissaire associé, venu nous parler de l’exposition Merveilles et mirages de l’orientalisme : de l’Espagne au Maroc, Benjamin-Constant en son temps, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 31 mai 2015.

ENTRACTE - 2015 01 31_1230 - M Poggi - JAN-01 - S Montiege

Je vous souhaite une très belle fin de semaine et à vendredi prochain,

Marie-Anne



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