26 mar 2015

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Le plus récent film de Léa Pool, La Passion d’Augustine, est une réussite sur toute la ligne. Tourné en majorité à St-Ours pour les scènes extérieures et à St-Jacques de Montcalm pour les scènes intérieures, cet opus nous ramène au milieu des années 60 alors que l’État québécois est sur le point de prendre le contrôle de l’éducation au grand désespoir des religieux.
Réussite donc, à commencer par le jeu des comédiens, peut-être devrais-je dire des comédiennes, car la distribution est majoritairement féminine. Que l’on pense à Céline Bonnier, en Mère Augustine, qui enseigne la musique depuis 15 ans dans un couvent de la Congrégation du Sacré-Cœur. Secondée par quelques sœurs (Diane Lavallée, Valérie Blais, Pierrette Robitaille), elle se bat corps et âme pour que « ses très chères filles » comme elle les appelle, ne deviennent pas « soubrettes » des hommes et que la musique puisse leur donner une raison d’être. Elle croit profondément au pouvoir de la musique, ce qui n’est pas le cas de la Générale (Marie Tifo) qui a un intérêt beaucoup plus prononcé pour les chiffres que pour le piano ou le chant.
La musique est omniprésente tout au long de cette heure quarante : Schubert, Bach, Chopin, Mozart, Beethoven, Debussy, Vivaldi, Fauré et quelques musiques originales et adaptations de François Dompierre.
L’exécution pianistique de Lysandre Ménard est tout simplement prodigieuse ! Cette jeune femme a commencé à étudier le piano à l’âge de cinq ans et a déjà joué au Carnegie Hall à New York. En plus d’être une prodige du doigté, elle est très crédible et touchante dans son premier rôle à l’écran. Sa partition est celle d’Alice Champagne, la nièce de Mère Augustine, qui arrive en plein milieu d’une session scolaire pour des raisons que vous découvrirez en allant voir le film et qui révèlera, très rapidement, ses talents de musicienne.
La distribution comprend également Marie-France Lambert, André Lachapelle, Maude Guérin, Élizabeth Tremblay-Gagnon, Gilbert Sicotte et combien d’autres.
Reconstitution d’époque très réaliste, que ce soit par la photographie signée Daniel Jobin ou par celle des costumes de Michèle Hamel. Certaines scènes tournées au ralenti sont très touchantes. Émotions garanties !
Très bientôt, je recevrai à radio VM la réalisatrice du film, Léa Pool. À suivre !

Le samedi 28 mars, à Radio VM (91,3 FM), dans le cadre de l’émission Entracte, je reçois la metteure en scène Brigitte Haentjens qui vient nous parler de la pièce de William Shakespeare, Richard III, présentée au TNM jusqu’au 7 avril 2015, puis au Théâtre français du Centre national des arts à Ottawa du 21 au 25 avril.

Première diffusion : le samedi de 12h30 à 13h, en reprise le jeudi suivant, de 17h à 17h30.

Je vous rappelle qu’il est aussi possible d’écouter Entracte en direct à partir du site web de Radio VM

Samedi dernier, je recevais le comédien, auteur et metteur en scène Mani Soleymanlou qui a coécrit, avec Mathieu Gosselin, la pièce Ils étaient quatre, présentée à La Licorne jusqu’au 3 avril 2015.

ENTRACTE - 20150321- M Soleymanlou.mp3

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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