27 mar 2014

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Je n’avais jamais lu un livre d’Yves Bichet. Il écrit pourtant depuis une vingtaine d’années. Quand l’auteur a été invité sur le plateau de La Grande Librairie il y a quelques semaines pour parler de son dernier roman, L’Homme qui marche (Mercure de France, 2014), j’ai tout de suite été attirée.
Pour vous donner une idée du ton, voici un extrait de la première page : « Je suis un marcheur. J’arpente des sentiers lumineux et ventés, la lisière de nations très anciennes. Je parcours jour après jour le même chemin, sillonnant les pays d’altitude, suivant pas à pas mon bout de frontière Italie-France, au mètre près […] Je frôle, je foule, je déroule ma vie entière sur ce bout de frontière inusable. Je suis le marcheur d’un seul chemin. »
Ainsi parle son personnage, Robert Coublevie, « chemineau par passion et par mélancolie, pauvre par obligation, endurant par devoir, cocu par négligence, arpenteur et fuyard ». Sa femme l’a quitté il y a cinq ans. Depuis, il erre. Il va aussi faire son tour au Café du Nord, tenu par un certain Sylvain Taliano. Camille, orpheline de mère, la fille du patron du bistrot du coin, est amie avec le narrateur, Coublevie. Une belle complicité entre ces deux écorchés de la vie. Nous ferons aussi la rencontre de quelques autres villageois dont Jean, le curé de la place, Yves Tissot, le douanier, et Mounir, le serveur arabe du Café du Nord…
Tout ça pourrait à la limite paraître ordinaire, pour ne pas dire banal. Mais la force d’Yves Bichet c’est de mettre en parallèle la beauté de ce coin de pays avec la laideur humaine. Drame, il y aura. Il ne vient pas nécessairement de là où l’on croit.
L’écriture fluide d’Yves Bichet, sa sensibilité et son amour de la nature me resteront en tête bien longtemps après sa lecture. Il y a là certainement une parenté avec l’oeuvre d’Hubert Mingarelli.

Le samedi 29 mars, à Radio Ville-Marie (91,3 FM), dans le cadre de l’émission Entracte, je reçois l’auteur, Guillaume Corbeil, qui vient nous parler de sa pièce Cinq visages pour Camille Brunelle, une production du théâtre PàP, présentée à l’Espace Go jusqu’au 5 avril 2014.

Première diffusion : le samedi de 12h30 à 13h, en reprise le soir même à minuit.
Le jeudi suivant, de 17h à 17h30.

Vous pouvez aussi réécouter en tout temps l’émission Entracte en vous rendant à mon billet de la semaine sur le site Web des Irrésistibles.

Samedi dernier, je recevais la comédienne Lorraine Côté venue nous parler de la pièce de Michel Tremblay, Albertine, en cinq temps, présentée au Théâtre du Nouveau Monde jusqu’au 11 avril 2014.

ENTRACTE M Poggi - 2014 03 22 Lorraine Côté

Je vous souhaite une très belle fin de semaine et bonnes lectures,


Marie-Anne



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter

Pour laisser un commentaire

*