28 juin 2013

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Ça y est ! Un autre de mes livres souligné à peu près à chacune des 129 pages que comporte ce récit d’Erri De Luca, Les Poissons ne ferment pas les yeux (Éditions Gallimard, 2011, 2013).
Un membre d’un de mes clubs de lecture avait eu la gentillesse de me prêter son exemplaire en italien paru en 2011 sous le titre : I pesci non chiudono gli ochi. J’avais déjà eu un beau coup de cœur à ce moment-là. J’ai décidé de le relire en français.
Si vous avez aimé Une fois, un jour (aussi publié en 1994 sous le titre Pas ici, pas maintenant) ou Tu, mio (1998, 2000) ou encore Montedidio (2001, 2002), vous allez vous régaler, une fois encore.
Le narrateur, napolitain de naissance, revient sur son passé et nous raconte l’été de ses dix ans, l’été où sa vie a basculé. Comme à chaque période estivale, il est allé passer ses vacances sur une île, au bord de la mer, en compagnie de sa mère et de sa sœur. Son père, lui, est parti se chercher un emploi à New York. Le narrateur y fait la rencontre d’une fille – 50 ans plus tard, il ne se souvient plus de son prénom –, continue à côtoyer les pêcheurs du coin et à vaquer à ses occupations quotidiennes. Cette jeune fille, du même âge, lui apprendra le verbe « aimer ».
La poésie, est une fois de plus, au centre du récit d’Erri De Luca. De très belles pages sur l’enfance, sur la place de la lecture dans notre vie, sur le cinéma, sur les Saintes Écritures, sur la définition de certains mots, comme « maintenir » : « C’était mon verbe préféré à dix ans. Il comportait la promesse de tenir par la main, maintenir », page 17.
C’est un beau voyage intérieur que nous propose Erri De Luca sur une période charnière de la vie !

Je vous souhaite une très belle fin de semaine et de belles découvertes !


Marie-Anne



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