19 avr 2018

L’Art de perdre

Zeniter, Alice

L'art de perdre

J’ai été happée et touchée par ce roman, j’en ai appris beaucoup sur le destin des Algériens et de ceux qui ont été rapatriés à la suite de l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Une lecture dense, intéressante par une romancière talentueuse. Je ne sais pas si Alice Zeniter c’est Naïma, mais j’aurais la tentation de dire oui. Hamid, son père, ne parle pas de cette époque, de son arrivée en France dans les camps de transit. Son grand-père Ali était considéré un « harki », c’est-à-dire un paramilitaire travaillant pour les Français dans l’Algérie coloniale. Et de ce fait, contre l’indépendance de l’Algérie, un « vendu ». Plusieurs ont été massacrés. En réalité, ses grands-parents sont Kabyles et non Algériens. De sa grand-mère, elle ne peut savoir grand-chose, car elle ne comprend pas sa langue, seulement la chaleur de ses bras.

Naïma a tout à découvrir de ce pays lointain qui ne se livre pas. Au détour d’un voyage, elle pourrait peut-être accéder à cette part de mystère qui l’effraie mais l’attire. Un risque qui en vaut le coût. Sur la résilience d’être étranger et réfugié dans un pays. Un coup de cœur, à lire.

Membre : Laval-Vimont

Zeniter, Alice. L’Art de perdre, Éditions Flammarion, 2017, 512 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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