25 août 2016

L’Arbre du pays Toraja

Claudel, Philippe

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L’auteur, aux multiples talents, « nous fait part de ses états d’âme face à la mort et à la finitude de l’homme » qui se regarde vieillir. Son meilleur ami, Eugène, se meurt d’un cancer. Il cherche à comprendre le sens de cette maladie. Il divorce de sa femme, Florence, mais demeure toujours remplie de tendresse envers elle. Il devient amoureux d’une femme jeune. Cette relation entraîne de nombreuses réflexions.
C’est un livre avant tout sur la mort, la vie, l’amitié. Au fait, c’est « une sorte d’arbre de Toraja dans lequel les êtres chers restent vivants » ; il y a là beaucoup de disparitions vers un ailleurs, mais Claudel nous démontre comment la vie est lumineuse.
« Nous autres vivants sommes emplis par les rumeurs de nos fantômes. Notre chair et la matière de notre âme résultent de combinaisons moléculaires et du tissage complexe de mots, d’images, de sensations, d’instants, d’odeurs, de scènes liés à celles et ceux que notre existence nous a fait côtoyer de façon passagère ou durable. Poursuivre sa vie quand autour de soi s’effacent les figures et les présences revient à redéfinir constamment un ordre que le chaos de la mort bouleverse à chaque phase du jeu. Vivre, en quelque sort, c’est savoir survivre et recomposer. » Un volume sur la mort, optimiste et beau. Bonne lecture !

Abonnée : Germaine-Guèvremont

Claudel, Philippe. L’Arbre du pays Toraja, Éditions Stock, 2015, 209 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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