25 fév 2016

La Vie en sourdine

Lodge, David

la vie en lodg

« La surdité est comique alors que la cécité est tragique » constate le narrateur. L’université tient une grande place dans le roman, mais aussi les relations familiales, le suicide, le vieillissement, la mort et, bien sûr, la surdité.
Desmond Bates, 65 ans, est prof de linguistique à la retraite. Sa seconde épouse, Winifred, tient une boutique de décoration. Son vieux père vit à Londres, seul dans sa maison. Quant à sa surdité, elle est la cause de beaucoup de ses problèmes. Lors d’un cocktail, il rencontre une jeune étudiante américaine qui fait une thèse sur les dernières lettres des suicidés. Elle sollicite son aide et, à partir de là, se développe une relation un peu particulière.
David Lodge, devenu lui-même malentendant, connaît bien son sujet et l’évoque avec beaucoup de précision et de vécu. Et avec son fameux humour qui fait tout le charme de ses écrits. Ce qui m’a le plus touché dans ce roman, ce sont ces longues pages sur son père. Les visites qu’il se doit de lui faire régulièrement, chacune montrant la déchéance du vieillard. Cette description de la vieillesse est magistrale de simplicité et de réalité et ne peut que nous renvoyer à ce que nous avons vécu avec nos propres parents.
David Lodge nous donne là l’un de ses romans le plus autobiographique et le plus émouvant.

Titre original : Deaf Sentence

Membre : France

Cette suggestion est proposée par un lecteur, du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal.

Lodge, David. La Vie en sourdine, Éditions Payot et Rivages, 2008, 413 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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