18 mai 2017

La Steppe

Tchekhov, Anton

La Steppe

À la suite de la lecture de Sylvain Tesson qui racontait son long périple à pied à travers les steppes de Sibérie, cette nouvelle de Tchekhov a attiré mon attention et je n’ai pas été déçue. Un voyage beaucoup plus peuplé de personnages que celui de Sylvain Tesson, mais qui lui ressemble : une très belle peinture de cette contrée.

Ce récit de Tchekhov relate l’histoire d’un convoi qui traverse la steppe en accompagnant un enfant de sa petite ville natale vers une plus grande ville où il pourra aller au collège. Les personnages sont colorés et le décor est magnifiquement décrit. Ainsi écrit-il : « Le Russe aime se souvenir mais n’aime pas vivre. Les Russes parlent de leur passé avec enthousiasme et traitent leur présent quasiment avec du mépris. »

Lorsqu’il raconte la venue d’un orage sur la steppe, on croirait y être. J’ai trouvé qu’il y avait une touche d’humour dans la façon dont il décrit cette nature en l’humanisant. « Le tonnerre grommela, roula dans le ciel de droite à gauche et retour et s’apaisa du côté des charrettes de devant. ». Ou encore « […] un nuage frisé couleur de cendre […] échangea un regard avec la steppe – ‘’je suis prêt’’, voulait-il dire et fronça le sourcil. »
Un petit bijou de lecture !

Membre : N.L., Île-des-Soeurs

Tchekhov, Anton. La Steppe, Éditions Flammarion, 1888, 1974, 157 pages.



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