23 fév 2017

La Solitude des nombres premiers

Giordano, Paolo

La Solitude des nombres premi grand format

La beauté de ce roman ne réside pas tant dans l’histoire que dans l’écriture.
C’est la première oeuvre d’un auteur italien qui est en train de préparer un doctorat en physique théorique et qui semble obsédé par les chiffres.

Le titre réfère aux nombres premiers qui ne sont divisibles que par un ou par eux-mêmes. Ils ne peuvent s’approcher de leur jumeau, car ils sont séparés par un nombre pair.

Il décrit la vie de deux amis en souffrance. Mattia est rongé par une culpabilité terrible, car à cause de son indifférence, sa sœur jumelle est morte en bas âge. Il s’automutile et, afin d’apaiser sa douleur, il se jette dans l’univers froid des mathématiques. Son amie, Alice, victime d’un grave accident très jeune, reste boiteuse et meurtrie. Son refuge à elle, c’est l’anorexie. Ces deux êtres se croisent à plusieurs reprises, mais malheureusement, ils ne se rapprochent jamais tels les nombres premiers.

Le style de Giordano est dénudé, froid, sans détails. Il décrit tout avec une troublante précision. C’est une histoire peu banale qui parle des difficultés de vivre et de communiquer quand on est différent.

Extrait : « Alice vit Mattia se rapetisser devant elle. Il garda le silence et repassa mentalement le mode d’emploi pour respirer. »

Titre original : La solitudine dei numeri primi

Membre : Lachine

Giordano, Paolo. La Solitude des nombres premiers, Éditions du Seuil, 2008, 2009, 329 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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