14 mai 2020

La Servante écarlate

Atwood, Margaret

La servante ecarlat Atwood

Devant la chute dramatique de la fécondité, la République de Gilead réduit, au rang d’esclaves sexuelles, les quelques femmes encore fertiles : « Notre fonction est la reproduction, dit l’une d’elle, nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout, vases sacrés, calices ambulants. » (p. 246)

Ces femmes sont vêtues d’une tunique rouge écarlate, pour qu’elles soient bien reconnues dans leur fonction, ce qui justifie le titre du livre. Les « commandants » ont droit de vie et de mort sur celles et ceux qui, dans cette république, n’observent pas les règlements : « Les trois corps pendent, identiques avec leur sac blanc sur la ta tête [...] au-dessous de l’ourlet des robes, les pieds ballent, deux paires de souliers rouges, une paire de bleus. » (p. 471)

Des gardiens armés surveillent jour et nuit leurs faits et gestes et des audiophones enregistrent toutes leurs paroles. Ces femmes, enfermées dans ces « camps de concentration », se réfèrent souvent avec nostalgie au temps passé où elles étaient libres de leurs faits et gestes et de leurs occupations.

Personnellement, je ne comprends pas du tout l’intérêt d’écrire un tel livre de fiction sur un tel sujet, ni ce qu’il apporte. Cela ne fait pas avancer le statut de la femme, mais le fait reculer. On en avait déjà un, de ce genre, avec 1984 de Georges Orwell, cela suffisait.

Inutile de dire que je n’ai guère apprécié La Servante écarlate, pourtant vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde, mais que j’ai quand même lu jusqu’à la dernière page !

Un critique littéraire a écrit que « ce livre éclaire d’une manière terrifiante l’Amérique contemporaine ». Je n’en ai pourtant pas tellement l’impression jusqu’ici, me tromperais-je ?

Titre original : The Handmaid’s Tale

Membre : Outremont

Atwood, Margaret. La Servante écarlate, Éditions Robert Laffont, collection Pavillons, 1985, 1987, 363 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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