20 avr 2017

La Servante écarlate

Atwood, Margaret

La servante ecarlat Atwood

Ce roman se situe dans le futur. Une dénatalité galopante, causée par la pollution et les déchets toxiques, affecte les humains. Un groupe de fanatiques religieux adeptes d’une lecture littérale de la Bible a fondé la République de Gilead qu’ils contrôlent de A à Z.

Aucune liberté dans cette république : même les commandants, qui sont des chefs de maisonnée, doivent se conformer à des comportements déterminés, codés.

Quatre castes de femmes : les épouses des commandants, oisives, qui ont un certain pouvoir dans leur maison ; les Marthas, au service de la maisonnée, les servantes écarlates qui sont des utérus au service des commandants et de la patrie et les tantes qui contrôlent lesdites servantes. Celles-ci sont dépossédées de tout ce qu’elles étaient ou avaient avant, y compris de leur nom.

Du côté masculin, il y a les commandants, les gardiens, les chauffeurs, les yeux, les Anges noirs (l’armée).

Le personnage central est Defred, une femme écarlate. Au-delà de la routine quotidienne et de la soumission forcée, elle lutte pour rester elle-même, se rappelle la vie d’avant, avec sa fille, son amoureux, sa mère. Arrivera-t-elle à fuir ?

Le roman est fascinant du début à la fin. L’auteure entremêle habilement le présent et le passé, non seulement de l’héroïne, mais aussi de la vie en société dont le contrôle religieux sur le corps des femmes.

La Servante écarlate démontre la pertinence du féminisme encore aujourd’hui vis-à-vis des intégrismes religieux et du pouvoir masculin.

Écriture puissante, qui nous plonge littéralement dans le monde intérieur et extérieur des personnages. Vrai coup de cœur pour ce roman !

Titre original : The Handmaid’s Tale

Membre : Outremont

Atwood, Margaret. La Servante écarlate, Éditions Robert Laffont, collection Pavillons, 1985, 1987, 363 pages.



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