06 sept 2018

La première chose qu’on regarde

Delacourt, Grégoire

La premiere chose qu'on regarde Delacourt

Espoirs, illusions, fantasmes, rêves, tendresse, amour, remords, regrets, toute la gamme des émotions habitent ce jeune homme de vingt ans, garagiste dans un petit village, habitant seul un minuscule appartement. Content de son sort jusqu’à ce que…

J’avoue n’avoir pas très bien compris ce que l’auteur essaie de nous dire, mais je n’ai pu arrêter de lire ce roman avant la fin. Page après page, je voulais en savoir plus, aller plus loin.

Un soir comme les autres, on frappe à sa porte. Il ouvre et Scarlett Johansson se tient devant lui. Incrédule, abasourdi, ahuri et surtout ébloui, il n’en croit pas ses yeux. La femme de rêve. La beauté incontestable. Debout, elle le regarde et attend manifestement une invitation à entrer. Ce que notre homme met un certain temps à faire tellement il est sonné. Puis il réagit et lui ouvre grand la porte. Commence alors une fantasmagorie qui va durer un bon moment.

Mais la belle lui dira un jour : « Je m’appelle Jeanine Foucamprez. » Sa ressemblance avec l’actrice célèbre lui aura gâché la vie. Elle a choisi ce coin perdu pour tenter de devenir elle-même. Elle a aperçu Arthur, l’a trouvé très bien et l’a suivi. Inconnue dans ce village, elle pourra être Jeanine avec Arthur. Ce qu’elle ignore, c’est que Scarlett colle à sa peau.

Jeanine ou Scarlett, Arthur ne renonce pas. Il aime autant Jeanine (croit-il) qu’il a aimé Scarlett. Deux clones : alors l’un ou l’autre, c’est du pareil au même. Nous savons tous que ça ne l’est pas.

Certaines longueurs. On a droit par exemple à la liste de nombre d’actrices et acteurs, films célèbres, souvenirs d’enfance qui n’expliquent pas grand-chose, descriptions de lieux, de forêts, de personnages secondaires, qui donnent l’impression de « remplissage ». Dommage ! Quand même, bel ouvrage sur l’identité.

Membre : Anne-Marie, Île-des-Sœurs

Delacourt, Grégoire. La première chose qu’on regarde, Éditions Jean-Claude Lattès, 2013, 263 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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