26 juil 2018

La Petite Fille en haut de l’escalier

Gravel, François

La petite fille en haut de l'escalier

Cette petite fille, c’est la mère de l’auteur, née en 1915, et décédée à plus de 100 ans. Orpheline de mère à quatre ans, élevée par son oncle, un curé peu enclin à la sensibilité, elle s’est enveloppée d’une carapace que personne n’a jamais pu percer. Surtout à la suite d’un mariage pas très heureux où elle a joué avec résignation et application, mais sans tendresse, le rôle d’épouse et de mère que l’on attendait des femmes avant les années 60. Une situation sans doute normale, considérant qu’il est difficile de donner ce que l’on n’a pas reçu, mais qui a été vécue difficilement par ses six enfants.

L’auteur met ici tout son talent et son humour, dont il a depuis longtemps prouvé qu’il était abondamment doté, pour que ce récit (35 courts chapitres) ne sombre pas dans l’amertume et la rancœur. Car le livre se termine par cette phrase terrible : « Personne ne devait se sentir obligé d’aimer sa mère. »

Membre : Pierre, abonné de Guèvremont

Gravel, François. La Petite Fille en haut de l’escalier, Éditions Québec-Amérique, 2018, 123 pages.



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