07 nov 2019

La Langue maternelle

Alexakis, Vassilis

La Langue maternelle

Après une absence de vingt ans à Paris, Pavlos, le narrateur, retourne chez lui en Grèce. Il apprend par hasard, en feuilletant un guide touristique, l’existence à Delphes de la mystérieuse lettre E, epsilon, cinquième lettre de l’alphabet, lettre isolée suspendue à l’entrée du temple d’Apollon. C’est l’époque des oracles rendus par une prophétesse, la Pythie, à l’entrée du sanctuaire, à côté des célèbres maximes « rien de trop » et « connais-toi toi-même » gravées sur les murs du pronaos.

Et là, commence pour Pavlos une redécouverte de son pays, de sa langue transmise par sa mère, aujourd’hui décédée. Il fait un certain lien avec l’E et sa langue maternelle Ta ellènika et le silence de sa mère absente.

Le sens de la mystérieuse lettre E échappait aux Anciens aussi bien qu’aux archéologues d’aujourd’hui. Faut-il plutôt prendre les suggestions de Plutarque ? En effet, l’E signifie « si », point de départ d’une pensée inachevée que chacun peut compléter à sa guise.
Beau voyage au pays des oliviers et des dieux.

Membre : Outremont

Alexakis, Vassilis. La Langue maternelle, Éditions Fayard, 1995, 392 pages.



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