07 avr 2016

La guerre n’a pas un visage de femme

Alexievitch, Svetlana

la guerre a pas un svetlana

Les livres sur la guerre insistent rarement sur le rôle des femmes combattantes. Pourtant, selon Alexievitch, rien qu’en URSS, « près d’un million de femmes ont servi dans les différentes armes » au cours de la Grande Guerre patriotique (la Deuxième Guerre mondiale). Dans ce livre magnifique, elle donne la parole à des femmes médecins, infirmières, tankistes, tireurs d’élite, brancardières, simples soldats, capitaines de corvette, pilotes d’avion. Ces femmes, revenues à la vie civile, souvent blessées, mutilées, se remémorent leur guerre d’une manière très personnelle. Plusieurs racontent s’être enrôlées à l’âge de 16 ou 17 ans, convaincues qu’elles avaient le devoir de protéger leur patrie. Elles font le récit d’une vie incroyablement difficile, mais dont elles chérissent souvent le souvenir. Elles se rappellent des hommes dont elles ont sauvé la vie, pansé les plaies. Elles se rappellent aussi des ennemis qu’elles ont tués ou au contraire, qu’elles ont sauvés. Plusieurs regrettent aussi que leurs proches n’aient pas compris leur sacrifice et les aient soupçonnées de prostitution dans un milieu militaire.
Ce livre est un hommage au courage des femmes soviétiques.

Membre : Lucienne

Alexievitch, Svetlana. La guerre n’a pas un visage de femme, Éditions Presses de la Renaissance, 2004, 398 pages.



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