28 jan 2016

La femme qui fuit

Barbeau-Lavalette, Anaïs

la femme qui barbeau

Très touchée par ce roman : le témoignage d’une situation vécue bouleversante. Anaïs Barbeau-Lavalette, fille de Manon Barbeau, reconstitue la vie de sa grand-mère, Suzanne Meloche, qu’elle a seulement rencontrée une petite heure.
Suzanne Meloche a abandonné ses deux jeunes enfants, François, un an, et Manon, trois ans. La souffrance de l’abandon est palpable tant pour les enfants que pour leur mère. Suzanne Meloche, poète automatiste, s’est associée au manifeste du Refus global. Malheureusement, elle ne sera pas reconnue comme en faisant partie, car Borduas n’y inclura pas un de ses textes. Elle se sentira toujours rejetée et cela aura une répercussion importante sur sa vie. Elle se mariera avec Marcel Barbeau, peintre automatiste reconnu, mais pas suffisamment à l’époque pour bien les faire vivre. La difficulté de reconnaissance des artistes est criante dans un Québec dominé par Duplessis. À partir du moment où Suzanne abandonne ses enfants, à la fois pour être libre et pour se choisir, elle commence sa fuite, qui la mènera en Gaspésie, en Angleterre et à New York. Elle participera à la Freedom Ride qui la conduira en autobus avec des Noirs jusqu’en Alabama pour lutter contre la ségrégation. Une lecture inspirante. Mon coup de coeur !

Membre : Laval-Vimont

Barbeau-Lavalette, Anaïs. La femme qui fuit, Éditions Marchand de Feuilles, 2015, 378 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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