13 oct 2016

La Femme qui fuit

Barbeau-Lavalette, Anaïs

La femme qui fui Barbeau

J’ai lu une première fois ce roman pour en découvrir avec appétit l’intrigue et une deuxième fois, pour en déguster la beauté du texte.
De petites perles de langage se retrouvent partout, comme p. 89, fin de la guerre 39-45 : « L’immense gouffre qui te séparait de l’horreur se creuse dans ta poitrine » ; page 334, en sortant de la librairie… « Tu te remplis les bras de nouveaux récits, qui permettront à ton homme de s’enfuir, de quitter momentanément le Vietnam qui le bouffe encore par en dedans. Ta peau et les livres le sauveront. » Et, un peu plus loin, page 344 : « Tu te sens diffuse, éparpillée [...] Tu es portée par un élan brumeux. Rien du courage, mais une force douce qui te conduit vers les quelques marches à gravir pour retrouver ta fille. »
La plume de l’auteure est intense, sensible avec maints éclatements sexuels ainsi qu’un rythme que l’on ne peut prévoir.
Le personnage principal, Suzanne, conjugue audace, courage et détermination. Était-elle irresponsable ? Se sentait-elle coupable ?
J’ai tout aimé de ce roman, dont je peux imaginer la part de la reconstitution du réel et celle de l’invention. J’ai aussi été profondément touchée par le rappel du mode de vie et des événements de l’époque, cette époque à laquelle il est facile de m’identifier !
Merci pour ce coup de cœur !

Membre : Outremont

Barbeau-Lavalette, Anaïs. La Femme qui fuit, Éditions Marchand de Feuilles, 2015, 378 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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