05 jan 2017

La femme nue habillait la nuit : nouvelles historiettes de la bohème

Germain, Jean-Claude

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Deux grandes passions, Montréal et les arts. L’auteur, un Montréalais d’origine, né en 1939, s’est familiarisé avec la ville dès son jeune âge en compagnie de son père, voyageur de commerce.
À six ans, derrière la vitre patinée d’une librairie de la rue Papineau, à quelques portes au nord du cinéma Dominion, il découvre que les livres lui tiendraient lieu de religion. Ce sont toutes les formes d’art qui le passionneront. À la fin des années 50, début 60, la fréquentation du collège Sainte-Marie sera un élément stimulant, peut-être à cause des Jésuites, mais surtout à cause de la proximité du Red Light dans un centre-ville qui a aujourd’hui presque complètement disparu et qui était propice au contact de toute une faune d’artistes et, finalement, à toutes les expériences.
L’auteur fait revivre une époque fabuleuse et le monde trépidant des deux bohèmes montréalaises : la francophone et l’anglophone.
Des souvenirs racontés de façon bien vivante, avec un humour irrésistible. Jean-Claude Germain semble heureux d’avoir vécu à cette époque et d’en avoir profité à plein, dans une ville qu’il a parcourue d’est (le Mocambo) en ouest (rue MacKay).
Un style ramassé, où chaque phrase est ciselée, quoique certains passages soient trop elliptiques. Son anticléricalisme ne se dément pas. Pour les femmes qui ont connu cette époque, c’est aussi une façon de prendre à nouveau conscience de l’écart qui existait entre l’éducation des garçons et celle des filles, même à Montréal.

Membre : Outremont

Germain, Jean-Claude. La femme nue habillait la nuit : nouvelles historiettes de la bohème, Éditions Hurtubise, 2010, 180 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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