14 sept 2017

La Dernière Guerre

Gervais, Bertrand

La Derniere guerre Gervais

1967… l’année de l’Expo, c’est aussi, bien refoulée, la guerre du Vietnam qui battait son plein. Un écrivain amène sa nouvelle compagne dans une virée aux États-Unis sur les traces mémorielles de cette guerre. À la drôle de guerre quotidienne qu’engendre le voyage avec la jeune étudiante, se superposent les réminiscences d’une guerre permanente avec le Père…

Le plus américain des auteurs de sa génération, Bertrand Gervais propose une vision de la violence et de la famille, y compris de la violence à l’intérieur de la famille, sans concessions aux bons sentiments. Qu’est-ce qui se noue/se dénoue d’une génération à l’autre ? Comment peut-on commémorer la guerre, le conflit et ses victimes militaires sans glorifier la violence ? Une question brûlante d’actualité !

En relisant le début, on mesure à quel point la quête du narrateur déclenchée par la visite au grand Mémorial des Anciens combattants du Vietnam à Washington, était de tenter de dire l’intensité de la guerre, celle qui se loge dans la sphère intime comme celle qui se déchaîne ici ou là sur la planète et aussi de tisser des liens entre la petite et la grande Histoire.

Peu de livres québécois osant ce pari, il est d’autant plus pertinent de lire ce récit de Bertrand Gervais qui offre, d’ailleurs, un dénouement aussi inattendu que percutant.

Membre : Ville-Émard

Gervais, Bertrand. La Dernière Guerre, Éditions XYZ, collection Romanichels, 2017, 263 pages.



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