26 juin 2014

La Curée

Zola, Émile

La Curee

J’ai adoré ! Il s’agit du second roman de la série des Rougon-Macquart. La spécialité de Zola ? Ses descriptions. Celles de la société parisienne des années 1850 sous l’Empire. Ici, il est surtout question de la tentation de l’or et de la tentation de la chair. Un exemple ? « Mme Guende était tellement bête et tellement bien faite, qu’elle avait pour amants trois officiers supérieurs à la fois, sans pouvoir les distinguer, à cause de leur uniforme ; ce qui faisait dire à ce démon de Louise qu’elle les forçait d’abord à se mettre en chemise, pour savoir auquel des trois elle parlait. »
Pour ce qui est de la tentation de l’or, il suffit de vous dire que les entourloupettes que l’on entend à la Commission Charbonneau ne datent pas d’hier. Les fonctionnaires de cette époque (on refait toutes les grandes artères de Paris) savaient comment s’y prendre pour se remplir les poches. Et, mine de rien, ce roman ressemble étrangement à un thriller.

Membre : Villeray

Zola, Émile. La Curée, Éditions Gallimard, collection Folio classique, 1872, 1981, 384 pages.



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