27 déc 2018

La Clôture

Fabcaro

La Cloture BD

Une autre bande dessinée de Fabcaro aussi déjantée que Zaï zaï zaï zaï (2015) et que Et si l’amour c’était aimer ? (2017).

En fait, l’auteur de la bande dessinée est en panne. Le pauvre, il n’a pas que ça à faire, il doit réparer la clôture. Il va s’éparpiller et nous emmener vers de nombreux chemins qui ne mènent nulle part. Les récits s’interrompent et se télescopent. Un personnage d’une histoire finit par prendre le rôle de celui d’un autre récit au grand dam de l’auteur qui a perdu le contrôle de son scénario.

Les personnages oublient leurs répliques. Il y a aussi des situations cocasses où un personnage sans expérience fait une demande d’emploi pour devenir pilote d’avion : il avait un stage et il ne s’est pas présenté. Le même fait une demande pour un emploi de danseur de ballet : aucune expérience.

Un autre porte différents couvre-chefs : un fer à repasser, des oreilles de lapin (c’est un banquier), un casque de minier.

Des histoires d’amour, jalousie comprise. Pirandellien : des personnages en quête d’histoire et d’auteur.

La BD de l’absence de communication. Du Ionesco en BD.

Les dialogues sont à l’avenant :
Serveur – Ce monsieur…
Client – Où ?
Serveur – Non, je dis : il prendra quoi ce monsieur ?
Client – Ah je sais pas, je ne le connais pas, je viens juste d’arriver…
Serveur – Non mais je parle de vous !!! Vous, vous prenez quoi ?!!!
Client – Aah… non parce qu’au début vous disiez lui…
Serveur – Mais non enfin, c’est du commerçant ! Vous connaissez pas la troisième personne du commerçant ?!
Client – AAAH !…
Client – Ah oui d’accord, je comprends mieux… d’où méprise et malentendu… Ah Ah Ah…
Serveur – Bon alors il prendra quoi ?
Client – Qui ?

Membre : J. de Rosemont

Fabcaro. La Clôture, Éditions 6 Pieds sous Terre, 2018, 42 pages.



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