18 fév 2011

Infrarouge

Huston, Nancy

infrarougeDans ce 12e roman, Nancy Huston nous réserve d’agréables surprises. Rena, photographe de métier, fait un voyage en Toscane avec son père Simon et sa belle-mère Ingrid, pour une semaine parmi les splendeurs de la Renaissance. Infrarouge raconte deux voyages : celui de vacances ratées et celui, plus sombre et passionné, qui explore les liens et les conflits familiaux, les codes féminins et masculins et les vérités inavouées.
« Ça fait longtemps que j’avais envie de faire un livre sur la sexualité, dit Nancy Huston. Pas un livre érotique. Un livre sur la sexualité, en tenant compte du facteur temps. On est dans des corps qui vieillissent, qui se reproduisent. Mais, c’est difficile à réaliser, un livre sur la sexualité. »
Ce volume est cru et visuel. Un roman sur le temps, sur les perceptions, sur les communications homme-femme, parents-enfants, frère-sœur sur « l’enseignement le plus universel des êtres humains. » Passionnant à lire. Bonne lecture !


5 novembre 2010
Je voudrais recommander aux membres du Club ce livre dont on trouvera maints résumés sur le Web de même que des interviews de l’auteure sur son dernier livre.
Pour moi, ce roman de 309 pages a demandé un effort pour aller plus loin que toutes les aventures sexuelles et les fantasmes que la journaliste Rena Greenblatt se remémore alors qu’elle est en vacances en Toscane avec son vieux père et l’épouse de celui-ci, mais cet effort m’a permis de mieux goûter le cheminement de la journaliste dans sa relation à son père, ainsi que sa prise de conscience des valeurs essentielles.


3 sept 2010

Cette auteure nous a habitués aux chefs-d’oeuvre et elle nous en offre encore un ici. Et comme toujours chez Huston, on retrouve cette maîtrise et cette intelligence que très peu de romanciers possèdent aujourd’hui. Mais ce n’est pas un livre facile et c’est à l’image de toute son oeuvre. Le sujet qu’elle aborde ici peut paraître scabreux pour plusieurs. C’est l’histoire d’une jeune femme qui a décidé de vivre sa sexualité comme un homme le fait tous les jours de sa vie. Une femme qui regarde le corps des hommes comme les hommes le font, d’égale à égal. Et ce qui est magnifique dans ce roman, c’est que c’est une femme intelligente, d’une très grande sensibilité et qui décide d’avoir la force de vivre tout ce qu’elle a à vivre. Complexe et tellement riche. À lire, mais sans aucun doute à relire.
Je ne saurais trop vous recommander l’entrevue que Nancy Huston a accordée à Christiane Charrette, le 31 mai dernier, à la radio de Radio-Canada.

http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/chronique.asp?idChronique=111998


Décidément, Nancy Huston n’en finira pas de me séduire. Son dernier livre est un véritable cri pour la féminité. Le personnage de Rena, photographe de la sensualité et de l’abandon des hommes au moment de l’orgasme, reste vivant dans notre mémoire. L’atmosphère du livre, mélange de gravité et d’ironie, l’intégration des rêves au récit, le parcours en Italie et surtout le parcours que font deux femmes et l’évolution de leur relation pendant un voyage d’une semaine font de ce livre un irrésistible. Encore, Madame Huston, encore, on ne se lasse pas de vos histoires!


4 juin 2010

Photographe, Rena, héroïne d’Infrarouge, relate une semaine à Florence en compagnie de son père et de sa belle-mère. Chaque journée fait l’objet d’un chapitre : on découvre les personnages un mardi pour les quitter le mardi suivant. On ne saurait imaginer trio plus disparate. Cultivée, passionnée d’art, curieuse intellectuellement, rebelle, Rena « traîne » littéralement ses compagnons jour après jour, souhaitant et espérant leur faire voir et sentir les splendeurs de Florence, sa beauté, qu’il s’agisse du Palazzo Pitti ou de la Maria Maddalena de Donatello. Peine perdue. Le père, ancien chercheur, est désabusé, usé, fatigué. La belle-mère, une touriste… achat de cartes postales et babioles de toutes sortes, voilà ce qui l’intéresse à Florence. Tout ce que Rena abhorre.
Rena essaie donc de tirer son épingle du jeu et de faire contre mauvaise fortune, bon cœur. Seule, au gré de visites dans les musées – toutes les raisons sont bonnes pour les parents de ne pas l’accompagner – elle admire et étudie artistes, tableaux, couleurs, lumière. Chaque station devant une toile ou une sculpture est l’occasion pour elle de « flash back » de sa vie personnelle. Et c’est ici que le lecteur (la lectrice) suit l’auteure ou l’abandonne. J’ai suivi parce que je suis une inconditionnelle de Nancy Huston. Ce que Rena revit face aux différentes œuvres d’art pourrait être qualifié de pornographique. La fine écriture de madame Huston nous propose plutôt un érotisme débridé. Pas un seul tabou, tout est permis. Qu’essaie-t-elle de nous dire ? Ce que Rena photographie (pas nécessairement à Florence) est très explicite.
Nancy Huston n’est pas une jeune auteure. Je suis intriguée. Pourquoi à ce stade de sa vie nous propose-t-elle ce genre d’écrit ? En revanche, ce que nous apprenons sur Florence, sur l’art, sur la richesse de cette ville est inestimable. Mais si je songe à L’empreinte de l’ange ou à Une adoration, entre autres, Infrarouge me laisse un peu sur mon appétit. Cela dit, comparer des œuvres d’un ou d’une auteure n’est peut-être pas une bonne idée. Je persiste et signe « À lire ».



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Membre : Germaine-Guèvremont

Huston, Nancy. Infrarouge, Éditions Actes Sud, Leméac, 2010.

Catégorie : Romans... autres genres

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Une réponse pour “Infrarouge”

membre de Lachine dit : - 5 novembre 2010

J'adore Nancy Huston et son dernier livre qui nous fait voyager,nous fait revoir Wesmount et les plaisirs sexuels

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