30 juil 2020

Ghost in the Shell. 2, Man-Machine Interface

Shirow, Masamune

Ghost in the Shell tome 2

Comme dans le cas du premier volume, celui-ci est vraiment un superbe livre. Encore plus même, car il y a trois fois plus de pages en couleur, les dessins sont beaucoup plus beaux et plus détaillés (en particulier dans les pages en couleur – cependant, un problème dans la reproduction des textures en noir et blanc [screen-tone] crée parfois un effet de chatoiement agaçant). C’est un travail plus mature. L’histoire est plus sérieuse et complexe, au point qu’elle devient difficile à suivre et à comprendre. C’est le principal inconvénient de Man-Machine Interface.

Motoko a fusionné avec le Puppet Master et nage librement dans la mer virtuelle de l’information. Elle est passée au secteur privé et travaille comme responsable de la sécurité pour Poseidon Industrial. Sa nouvelle nature lui permet de passer d’un corps artificiel à un autre, ce qui est assez pratique dans sa ligne de travail, mais rend l’histoire encore plus confuse. Les réflexions philosophiques de Shirow sur la vie, l’intelligence et l’existence contribuent aussi à complexifier le récit.

Même si l’histoire n’est pas évidente à suivre et que, outre le personnage du Major, le récit n’a plus grand-chose à voir avec le premier volume, le dessin est si sublime et la thématique cyberpunk si profonde que cela demeure une lecture indispensable.

Pour un lectorat adolescent (18+).

Titre original : Kōkaku kidōtai / lit. « Police anti-émeute blindée mobile »

Membre : Claude J, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension

Shirow, Masamune. Ghost in the Shell. 2, Man-Machine Interface, Éditions Glénat, 2003, 141 pages.



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