27 juil 2017

Du plomb pour ces demoiselles

Dard, Frédéric

Du plomb pour ces demoiselles Pocket

Coup de cœur pour ce roman ? Pas vraiment. Plutôt un coup de cœur pour cet auteur, Frédéric Dard alias San-Antonio. Mais dans ce récit qui date de 1951 (il signe son premier en 1940), on y voit déjà toute la puissance d’un écrivain de polars à vous jeter par terre. Ce qui fait sa force, c’est son sens de l’humour et sa lucidité. À un certain moment, il fait dire à Russel Moor, le personnage principal qui a les mains en l’air à cause de deux bandits qui le braquent : « D’un seul coup l’Asiatique blonde et le vieux venaient de s’engloutir dans le sol. Exactement comme dans le dernier des romans policiers à dix cents. »

Un roman policier à 10 ¢ ? Je veux bien. Mais un 10 ¢ qui a pris beaucoup de valeur si on considère que Frédéric Dard fut le modèle pour toute une génération d’auteurs de romans noirs. Comme Georges Simenon, il écrivait aussi facilement qu’il respirait et, tout comme lui, il est un des rares auteurs français à avoir réussi à écrire des romans dont l’action se passe aux États-Unis comme si lui-même était Américain.

Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu

Dard, Frédéric. Du plomb pour ces demoiselles, Éditions du Fleuve Noir, 1951, 188 pages.



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