21 juil 2016

Du pain et du jasmin

Mazigh, Monia

du pain et du maz

Le livre raconte deux révolutions pour deux générations. L’une en 1984 et l’autre en 2010. La soif de la liberté et la demande de l’équité sociale sont les facteurs communs qui ont poussé le peuple tunisien à sortir en masse dans les rues lors de deux événements distincts.
Effectivement, l’histoire se refait. Tant que l’injustice demeure, tôt ou tard, viendra le jour où le peuple vaincra. Si la première révolution de 1984 a avorté par le pouvoir corrompu, on note tout le contraire dans la seconde. Enfin, les efforts de deux générations ont abouti à un lendemain meilleur.
À l’instar de la population tunisienne, Nadia, qui représente l’ancienne génération, a goûté l’amertume de l’injustice du pouvoir. Elle a assisté à l’arrestation de Djamel, le fiancé de sa meilleure amie. En plus, elle a été exclue de l’école à cause d’une vérité divulguée à l’égard d’une relation entre la fille gâtée d’un haut fonctionnaire d’État et son professeur de langue arabe. Nadia trouve refuge au Canada, laissant derrière elle un pays sous le joug des tyrans et rompt totalement avec ses parents, courroucés à la suite de sa décision de se marier.
Lila, la fille de Nadia, passe des vacances en Tunisie. Envoyée par sa mère chez des amis dans le but de s’imbiber de sa culture d’origine, Lila découvre un visage caché de la Tunisie. Une Tunisie en effervescence. Une Tunisie qui ne veut pas se plier par crainte des représailles du pouvoir. Une Tunisie sans peur et prête à mourir afin d’enrayer le mal issu de ses dirigeants despotes.
Le livre illustre le détrônement de la vermine au pouvoir et l’espoir de bâtir une Tunisie prospère. En effet, une foule de tout acabit – enfants et adultes, femmes et hommes – et dans tous les coins du pays, déferle dans les rues pour crier « basta » au pouvoir.
À la capitale, Lila avec sa mère, de deux générations différentes, main dans la main, dénoncent les excès du pouvoir et plaident pour une Tunisie libre et démocrate. « Le devoir d’un honnête homme est d’enseigner aux autres le bien que les iniquités du temps et la malignité des circonstances l’ont empêché d’accomplir, dans l’espoir que d’autres, plus capables et placés dans des circonstances plus favorables, seront assez heureux pour le faire. »

Membre : St-Léonard

Mazigh, Monia. Du pain et du jasmin, Éditions David, 2015, 257 pages.



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