03 oct 2019

Dîner à Montréal

Besson, Philippe

Diner à Montreal Besson

Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce roman. Mais je ne l’ai pas détesté non plus. Commençons par le démolir.

D’abord le titre. Pour les Européens, c’est le dîner et pour nous le souper. C’est Besson lui-même qui le dit. Ça se passe à Montréal, mais ça n’a aucune espèce d’importance. Bref, tant qu’à choisir un titre qui ne veut rien dire, aussi bien choisir « Souper au restaurant ». Mais sérieusement, ce roman aurait dû s’intituler « Tu m’en as voulu ? » ou encore « Moi, je m’en suis voulu ». Car là est le cœur de tout le roman.

Il s’en est fallu de peu que ce soit un très bon roman. Car l’idée de mettre en scène ce genre de personnages autour d’une même table est assez savoureuse : Philippe et Paul, des anciens amants qui se revoient après 20 ans ; Isabelle, la femme de Paul ; Antoine, le nouveau conjoint de Philippe. Je m’attendais à ce que ça explose. Ça n’a même pas fait un pet. Et que dire de toutes ces parenthèses que Besson utilise à la place des virgules, c’est non seulement agaçant, mais ça ne signifie rien. Et pour finir, le Philippe du Dîner à Montréal est le même qui l’écrit. Il parle de ses propres livres que l’on n’a pas nécessairement lus. Ça aussi c’est agaçant : quand la pâte à dent est sortie du tube, on va jusqu’au bout. Sinon, pas la peine d’en parler.

Mais ça vaut le coup de lire ce roman, ne serait-ce justement pour ce huis clos qui ne donne aucune chance à personne.

Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu

Besson, Philippe. Dîner à Montréal, Éditions Julliard, 2019, 191 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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