12 juil 2018

Destiny of the Republic : A tale of Madness, Medicine and the Murder of a President

Millard, Candice

Destiny of the Republic

Candice Millard, historienne, journaliste et écrivaine américaine, est éditrice du journal Geographic Magazine. Elle a aussi écrit un livre remarqué sur une aventure menée par le président Roosevelt en Amazonie, The River of Doubt.

Ici, elle nous livre un récit qui est d’une lecture agréable, une histoire très touchante dans un anglais facile à comprendre. Une histoire triste pour ce qui touche un meurtre bête par un illuminé narcissique qui s’est donné l’intention de réécrire l’Histoire alors que celui qui va devenir le président américain de l’époque, James A. Garfield, lui, est un homme profondément humain, philosophe et poète à la fois et qui saura gouverner son pays avec la force de ses convictions.

L’histoire part d’un événement, la convention du Parti républicain pour la présidence, en 1880. C’est alors que s’entrecroisent les principaux acteurs de ce drame : Charles Guiteau, le meurtrier narcissique qui veut mettre le monde à sa main, James S. Garfield qui ne veut ni de la gloire ni du travail difficile de la présidence à ce moment-là et d’Alexander Graham Bell dont on va connaître l’esprit inventif, le travail acharné et la grande rigueur. Très intéressante aussi l’histoire d’un chirurgien, Joseph Lister, qui a inventé l’asepsie et sauvé ainsi de nombreuses vies.

James Garfield, lui, est fils d’émigré, et il a une histoire familiale touchante, celle de ses grands-parents venus d’Angleterre au Massachusetts en 1630, de son père parti dans la région de New York et celle de sa femme, tout autant réservée qu’intelligente et de ses enfants tendrement aimés. James Garfield a connu la pauvreté et il se l’est rappelé.

Nous est aussi heureusement raconté la division des USA encore à cette époque entre le Nord et le Sud et comment il est arrivé qu’ils se réunissent. Parce que James Garfield a été un des pionniers, après Lincoln, à donner aux Noirs du Sud leur valeur de citoyen américain. C’est depuis ce tragique événement que les présidents américains sont protégés par des forces policières, alors qu’à cette époque, ils allaient tout simplement à pied de chez eux à leur bureau, sans aucune protection.

De très belles phrases de James Garfield sont citées au début de chaque chapitre. En voici une que j’ai traduite : « Dans notre pays il n’y a pas de stratification de la société… Notre stratification est comme l’océan, où chaque goutte individuelle est libre de se mouvoir, et où, des profondeurs les plus rudes et les plus puissantes, chaque goutte peut remonter et briller sur la plus haute vague qui roule. »

Et une autre qui invite à l’espoir, qu’a toujours gardé cet homme : « La lumière rectifie bien les choses. Un millier d’injustices et d’abus qui ont grandi dans l’obscurité disparaît comme les hiboux et les chauves-souris au lever du jour. »

Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur livre d’enquête en 2012.

Membre : N.L., Île-des-Soeurs

Millard, Candice. Destiny of the Republic : A tale of Madness, Medicine and the Murder of a President, Éditions Doubleday, 2011, 339 pages.



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