21 sept 2017

Désorientale

Djavadi, Négar

Desorientale

Avant de voir Négar Djavadi à l’émission française La Grande Librairie, j’avais été intriguée et attirée par le titre de son premier roman, Désorientale. « Dé », préfixe qui donne le sens contraire d’un mot, ce qui veut dire, ne plus être orientale.

Cette saga raconte avec brio l’histoire d’une famille iranienne d’intellectuels s’opposant au Shah puis à Khomeiny. Kimi Sadr, l’héroïne fuit son pays avec sa famille pour s’installer à Paris où elle va essayer de se « désorientaliser », sans toutefois pouvoir s’adapter complètement à son nouveau pays, qu’elle rejettera dans un premier temps. Puis, elle ira vivre en Belgique, ensuite en Hollande, traversera un longue période de désarroi avant de trouver son identité.

Récit captivant et foisonnant entre l’Orient et l’Occident, récit politique, récit sur l’identité et l’exil. Sans jamais se perdre en voyageant entre l’Iran et la France, le passé et le présent, le lecteur partagera avec émotion, tendresse et humour, la vie, le combat politique et l’exil de cette famille très moderne, les Sadr.

C’est un roman fort, qui relate un pan d’histoire de l’Iran, pays qui a basculé en peu de temps des harems à la modernité pour finalement tomber dans l’obscurantisme des mollahs.
Une lecture passionnante et si bien écrite que le livre a reçu le prix du style 2016.

Membre : Paris

Djavadi, Négar. Désorientale, Éditions Liana Levi, 2016, 349 pages.



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Une réponse pour “Désorientale”

Pierrette Giroux dit : - 22 septembre 2017

Dans la même veine, je vous conseille la lecture du très beau roman L'Étrangère de Valérie Toranian dans lequel une jeune Française d'origine arménienne relate, cette fois, l'histoire de sa grand-mère qui a fui le génocide arménien en 1915.

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