18 nov 2021

Des hommes

Mauvignier, Laurent

Des hommes Mauvinier

C’est la fête de Solange. Sa famille est réunie ainsi que des amis. Bernard, un de ses frères, est présent. Bernard est un ermite et un peu mendiant. Il a fait la guerre d’Algérie, s’est marié, s’est installé à Paris, puis est revenu au pays.

Comme cadeau, il offre à Solange une broche qu’elle hésite à regarder et à accepter. Les autres membres de la famille s’approchent et les questions fusent. Comment Bernard a-t-il pu avoir l’argent nécessaire à l’achat de cette broche ? L’a-t-il volé et si oui, à qui ?

Bernard sort de la fête et se dirige vers le bar. Il mange et boit, puis revient dire sa colère. L’affrontement entre lui et sa famille est inévitable. Il sort de nouveau de cette rencontre ivre d’alcool et de rage. Il se dirige vers la maison de Said Safraoui. Said est Arabe et Bernard le déteste. Il pénètre sans invitation dans cette maison, répand les objets sur le sol et se retrouvant devant l’épouse de Said, tente de l’agresser.

Bernard fuit et la police arrive chez Said et se dirige ensuite vers le lieu de la fête de Solange. Par la suite, grâce au cousin de Bernard, Rabut, nous visitons le passé de Bernard dans l’armée en Algérie. Le trajet vers le campement, les autres soldats, le désert. Nous rencontrons Mireille qui devient la femme de Bernard. Nous assistons à une bagarre entre Rabut et Bernard. Nous lisons lentement les horreurs de cette guerre et les souvenirs laissés à ces hommes ainsi qu’à Bernard.

Voici une réunion de famille peu banale. L’anniversaire de Solange, devient un prétexte pour ces gens de surveiller et condamner Bernard.

Une histoire de famille est souvent complexe. Ce roman de 281 pages le prouve. Quelle souffrance se cache derrière un regard délavé par une vie ? L’écriture est généreuse et limpide. Les liens de famille, l’argent, les confidences, les secrets et les commentaires parfois disgracieux sont présents dans ce bouquin. J’aime ce débit lent et régulier qui permet de découvrir ces personnages pas si loin de nous.

Je termine avec cette citation : « Je voudrais savoir si l’on peut commencer à vivre quand on sait que c’est trop tard ? »

Membre : Pierre, Saint-Jean-sur-Richelieu

Mauvignier, Laurent. Des hommes, Éditions de Minuit, 2009, 281 pages.



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