05 juil 2018

Couleurs de l’incendie

Lemaitre, Pierre

Couleurs de l'incendie

Couleurs de l’incendie fait suite au grand roman récipiendaire du prix Goncourt, Au revoir là-haut (2013). Il est le deuxième volet d’une trilogie à venir. J’avais beaucoup apprécié l’intensité et l’originalité d’Au revoir là-haut.

Couleurs de l’incendie commence avec la tentative de suicide de Paul, jeune enfant de l’héroïne principale du roman, Madeleine, lors des obsèques du patriarche Marcel Péricourt. Les conséquences seront dramatiques pour ce qui reste de la famille Péricourt.

Le tout s’amorce vers 1927 et se termine un peu avant la Deuxième Guerre mondiale. D’une certaine façon, c’est une banale histoire sur ce que l’argent et l’ambition peuvent provoquer de pire chez l’être humain. La vénalité, l’hypocrisie, les trahisons sont des thèmes qu’on retrouve abondamment dans la littérature.

Lemaitre est un grand écrivain, c’est une évidence. Ce roman est bien construit, bien écrit, ça, c’est certain. Mais pour moi, il n’a rien apporté de nouveau au genre. En fait, je l’ai trouvé trop prévisible. J’ai eu aussi beaucoup de difficulté à croire à l’histoire du jeune Paul et de la diva Solange Gallinato, comprenant quand même qu’il fallait trouver un lien pour la suite des développements du roman. Tout au long de ma lecture, j’ai eu à l’esprit le nom d’Honoré de Balzac, qui a beaucoup écrit sur ces thèmes.

Malgré le plaisir de lecture et ma grande admiration pour Pierre Lemaitre, j’ai été déçu de ce roman, non pas parce qu’il est mauvais, loin de là, mais parce que je m’attends toujours à beaucoup plus de Pierre Lemaitre. Cette fois-ci, je n’ai pas eu l’adrénaline que je recherche tant dans mes lectures.

Membre : Le hibou

Lemaitre, Pierre. Couleurs de l’incendie, Éditions Albin Michel, 2018, 535 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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