07 juin 2018

Couleurs de l’incendie

Lemaitre, Pierre

Couleurs de l'incendie

J’ai eu autant de plaisir à lire Couleurs de l’incendie que son précédent Au revoir là-haut (2013), peut-être même plus ! J’ai beaucoup aimé cette suite qui met en scène Madeleine, la fille du riche banquier parisien Péricourt, de son fils, de sa dame de compagnie et des autres délicieux personnages comme Lemaitre aime à les inventer, c’est-à-dire avec beaucoup d’ironie, d’humour et d’intelligence.

Sur un fond de montée du fascisme, d’après-crise et d’évasion fiscale, racontée à la Dumas, l’histoire commence à la mort du banquier, quand Paul, le fils de Madeleine, se jette du deuxième étage sur le cercueil de son grand-père et en ressort lourdement handicapé. Alors que Madeleine donne toute son attention à son fils, l’ex-assistant de son père, à qui elle a refusé sa main, en profite pour lui faire signer des documents qui lui feront tout perdre, incluant son hôtel particulier.

Abandonnée de tous, trahie même par son amie/dame de compagnie, elle apprend un jour les sévices que son fils a subis aux mains de son précepteur. Elle sort alors de sa torpeur et reprend les choses en main. « La vengeance est un plat qui se mange froid ! »

Un vrai délice, parfaite lecture pour les vacances !

Membre : Bromont

Lemaitre, Pierre. Couleurs de l’incendie, Éditions Albin Michel, 2018, 535 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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