13 jan 2022

Contes licencieux

Sade, marquis de

Contes licencieux de Sade

Pandémie oblige, l’accès aux livres est restreint. Faute de mieux, j’ai donc emprunté celui-ci à la bibliothèque de la RPA que j’habite. Les thèmes de l’œuvre du marquis de Sade ne m’intéressent pas, mais le format du conte me semblait moins susceptible de développements scabreux que d’autres écrits de l’auteur. En fait, je me demandais bien ce qui pouvait être qualifié de « licencieux » à la fin du XVIIIe siècle !

Ce livre présente surtout des histoires de maris trompés, de religieux libidineux et de juges corrompus, présentées de façon peu explicites. Ici, on n’est pas si loin de certaines pièces de Molière ; nombre de romans contemporains décrivent avec bien plus de précisions des situations autrement plus exotiques, si j’ose dire. Cependant, on n’est pas en présence d’une grande œuvre littéraire.

Bref, le livre est surtout une critique virulente de la société du temps du marquis, alors que les aristocrates pouvaient se permettre, sans coup férir, d’abuser de leurs paysans et de leurs domestiques (surtout féminines). On sait que l’auteur a eu de multiples démêlés avec la justice (il a passé 27 ans en prison et y est décédé) et donc on n’est pas surpris qu’il s’en prenne également au système judiciaire.

Le livre se termine par une biographie d’une quinzaine de pages, dont on peut comprendre que Sade a été condamné davantage pour ses écrits que pour ses actions. Il dérangeait les autorités et il l’a chèrement payé.

Membre : Pierre, abonné de la bibliothèque Germaine-Guèvremont

Sade, marquis de. Contes licencieux, Éditions Crémille, 1973, 248 pages.



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