21 déc 2017

Cheval indien

Wagamase, Richard

Cheval indien

Au début de ce très puissant roman, Saul, Ojibwé (Anishinabeg) du Nord ontarien, vit dans un monde paisible, dans l’harmonie des êtres et de la nature, entouré d’affection. Mais à huit ans, il se verra forcé de fuir, avec sa grand-mère, au plus profond des bois pour tenter d’éviter l’horreur du pensionnat. Sans succès.

Emprisonné dans ce lieu où, par des traitements cruels, on veut détruire chez les enfants l’identité amérindienne, il survivra grâce au hockey qui sera finalement sa porte de sortie. Jamais je n’ai lu de passages aussi inspirés sur ce sport. La description passionnée, presque spirituelle qu’en fait le narrateur est absolument unique et justifierait, à elle seule, la lecture de ce roman. Mais c’est aussi et surtout l’histoire d’une rédemption à laquelle le héros parvient après des luttes effroyables contre le racisme ambiant et les blessures qu’il a créées en lui.

Cheval indien fait comprendre aux non-autochtones les séquelles profondes que le colonialisme, le racisme et les préjugés infligent aux Premières Nations.

« À la fois choquant et hors de l’ordinaire, précieux et vrai » peut-on lire à l’endos du roman. Très juste commentaire !

Traduit de l’anglais (Canada) par Lori St-Martin et Paul Gagné.

Titre original : Indian Horse

Membre : LaSalle

Wagamese, Richard. Cheval indien, Éditions XYZ, 2017, 265 pages.



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter

Pour laisser un commentaire

*